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La chronique-entretien consacrée par FRANCE MUSIQUE "Ecoutez-moi Benoît" à la sortie du portrait de Marc :

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Les marchands de bonheur

Un nouveau blog des Compagnons est à noter :  

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Vendredi 24 octobre 2014 5 24 /10 /Oct /2014 00:14

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Issu d'une famille très tournée vers la musique au sein de laquelle sa soeur obtiendra un premier prix de solfège et de chant au Conservatoire, c'est le 12 mars 1925 à Plan d'Orgon qu'est né Jean-Pierre CALVET. On peut dire de lui qu'il aura baigné très tôt dans la musique, puisque ses premières vibrations musicales, il les a ressenties dans le ventre de sa mère, tandis qu'elle jouait de la mandoline. Pas étonnant donc qu'à l'âge de neuf ans Jean-Pierre ait joué de la guitare et qu'il se soit mis ensuite au solfège avant, à quatorze ans, de tenter d'apprivoiser le trombone ! Une dernière expérience à laquelle il devra provisoirement renoncer, contraint de se battre contre la tuberculose.

  Fragile devant les épreuves effectives et d'une grande sensibilité, celui qui restera pour beaucoup d'admirateurs des COMPAGNONS le « baladin provençal » a laissé derrière lui une quantité non négligeable d'airs à succès dont le fameux Marchand de bonheur. Il s'y ajoute beaucoup d'autres, qu'on en juge ! Ronde mexicaine, Allez savoir pourquoi, Si tous les oiseaux, L'enfant de bohème, Y'aura toujours, Peggy-o, Là où finit le ciel, Tumbalala, Les amours de demain, Comment va la vie, La petite Julie... La liste est longue tant le talent de Jean-Pierre et sa complicité avec Jean BROUSSOLLE puis avec GASTON auront éclaté tout au long de ces années fastes où la Chanson Populaire française avait trouvé avec les COMPAGNONS DE LA CHANSON une justesse de ton qui était à l'époque reconnue, même par les plus jeunes. Il suffit pour cela de se remémorer les extraits d'émissions télévisées comme le Tête de bois et tendres années d'Albert Raisner de la fin des années soixante... et de la version du célèbre Yellow submarine emprunté aux BEATLES et repeint en vert par Jean BROUSSOLLE.

Comme se plaisent encore à le souligner nombre de ceux qui l'ont connu et notamment Annie, sa dernière épouse, rencontrée au moment de la sortie de Ma terre, c'est sur une nappe en papier au cours d'un déjeuner à Haïfa, en Israël, qu'est née le célèbre Marchand de bonheur. Tout simplement parce que la mélodie trottait dans la tête de Jean-Pierre ! Pourtant, s'il faut en croire Fred MELLA, cet air à succès a bien failli ne jamais voir le jour tant il énervait les autres Compagnons ! Du moins au départ avant qu'il devienne numéro 1 en 1959 pendant quelques semaines ! Alors que le titre n'avait été prévu au moment de son enregistrement que pour faire une face B derrière Vénus et La guitare et la mer... 

Déniché par Jo FRACHON et Hubert LANCELOT dans un bar de Menton où l'ensemble orchestral qu'il animait faisait la joie des estivants, Jean-Pierre CALVET écrira avec Jean BROUSSOLLE l'une des plus belles pages des COMPAGNONS DE LA CHANSON entre 1956 et 1972. Brillant guitariste, également premier prix de trombone au Conservatoire, maîtrisant parfaitement « l'humour piémontais » avé l'accent, cet enfant de Menton et du soleil n'attendait que le départ de Jean ALBERT pour prendre la mesure. Elle sera très vite prise par cet aficionado du solfège au point qu'Edith PIAF disait de lui qu'elle le trouvait "dans la note". Une fois de plus, elle avait vu juste en recommandant aux Compagnons de faire appel au talent de Jean-Pierre après le départ de Jean ALBERT en 1956. Après le départ de Jean BROUSSOLLE, il s'ingéniera avec son nouveau compère GASTON à trouver un prolongement à la créativité de celui-ci. Les deux musiciens enregistreront d'ailleurs un 30 cm sous un nom d'emprunt sans les autres COMPAGNONS. Celui des QUAD ROCKERS (dont la couverture est reproduite ci-dessous). Un travail réalisé en Angleterre avec notre baladin, en dehors de leurs activités chez les Compagnons, avec l'appoint, à leurs côtés, des meilleurs musiciens anglais du moment.



Malheureusement, Jean-Pierre n'aura pas la possibilité de faire ses adieux avec ses amis en février 1985 à Nogent-sur-Marne. Remplacé la dernière année à cause de graves ennuis de santé par Paul MERY, hospitalisé dans la région parisienne, il décèdera peu de temps après d'une terrible maladie laissant un livre témoignage, écrit en collaboration avec Arnaud DESJARDINS : Le baladin et la sagesse, paru à la Table Ronde. Un ouvrage dans lequel éclate toute la personnalité de l'homme qui semblait avoir deux visages, comme il l'a laissé entendre dans l'une de ses dernières mélodies : un, la nuit et l'autre la journée. Jean-Louis JOSSERAND, l'un des amis de la truibu MELLA, revient d'ailleurs dans son hommage aux COMPAGNONS DE LA CHANSON, au sein du livre de Christian FOUINAT* sur ce que furent les derniers instants de Jean-Pierre. Notre enfant du soleil est décédé le 16 Février 1989 avec, autour de lui, les Compagnons, sa famille et ceux qui avaient compté pour lui. 

(*) LES COMPAGNONS DE LA CHANSON : des marchands de bonheur, allez savoir pourquoi !  

Par Sybille & Louis
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Jeudi 23 octobre 2014 4 23 /10 /Oct /2014 00:41

Guy-a-Ville-d-Avray.JPG 

C'était incontestablement le temps de la disette et des vaches maigres ! On sortait d'un conflit épouvantable et l'énergie employée par tous les jeunes n'était pas toujours couverte par une alimentation très riche et très abondante. Dans sa ROUTE ENCHANTEE écrite avec Yvette GIRAUD, Marc HERRAND le dit : il n'y eut jamais, pendant ces années de restrictions, aussi peu d'ulcères à l'estomac, de cas d'obésité, de toutes ces maladies provoquées par une alimentation trop riche. On a du mal à imaginer aujourd'hui la force morale qu'il a fallu à tous ces jeunes gens pour continuer à s'acquitter de leur labeur, trouver sans arrêt une inspiration salutaire, sans pour autant bénéficier d'une indispensable nourriture saine et abondante ! A la Villa du Point du Jour lyonnaise précise Marc, l'économe et le responsable de la cuisine avaient beau réaliser des prouesses pour nourrir tout ce petit monde, il n'en restait pas moins qu'ils devaient souvent se contenter les uns et les autres de tous ces légumes qui étaient appréciés des fins gourmets porcins dans les porcheries d'avant-guerre : les rutabagas et les topinambours ! Longtemps confrontés aux cartes d'alimentation et à la pénurie d'après-guerre, les futurs COMPAGNONS de la CHANSON devront attendre leur retour de tournée américaine en 1948 pour commencer à se nourrir convenablement. Comme le souligne Marc dans son ouvrage à quatre mains, lorsqu'ils se trouvaient encore à Lyon, ils avaient beau se démener pour tenter, de temps à autre, d'obtenir un peu plus que ce qui leur était promis, c'était dur. Et s'il leur arrivait d'accepter de décharger un convoi de pommes de terre destiné à l'Allemagne, c'était loin d'être Byzance !

La photo de Guy BOURGUIGNON (ci-dessus) prise un peu plus tard à Ville-d'Avray (automne 1945) donne une singulière idée de la façon dont tous les futurs Compagnons encore COMPAGNONS DE LA MUSIQUE ont traversé cette époque de restrictions malgré une activité de plus en plus débordante et des représentations qui les menaient aux quatre coins de la région parisienne ! Pour Mimi LANCELOT, qui sera occupée à ce moment-là à leurs côtés, avec le cadet Gérard SABBAT, à ponser et à récurer l'ancienne demeure du peintre COROT à Ville-d'Avray, ils "étaient tous maigres comme des clous", Hubert le premier ! Encore que Guy, comme le souligne l'un de ses anciens camarades de JEUNESSE ET MONTAGNE, était "maigre à faire tourner une mayonnaise". On appréciera le qualificatif ! 

 

Par Sybille & Louis - Publié dans : Biographie, aspects
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Mercredi 22 octobre 2014 3 22 /10 /Oct /2014 00:25

La photo n'est pas de très bonne qualité, mais c'est un témoignage essentiel de ce qu'était le PATHE PALACE à Lyon durant ces terribles années de guerre ! Au moment même où la ville occupée par les nazis avait bien des épreuves à affronter ! Après que le maire HERRIOT ait été arrêté par les Allemands, quelques mois auparavant, c'est pourtant là que l'aventure a véritablement commencé et où, en présence de Louis SEIGNER, de la Comédie Française, les COMPAGNONS de la MUSIQUE ont été remarqués au terme d'une représentation des plus brillantes dont toute la presse parlera en Rhône-Alpes. On sait ce qu'il adviendra d'eux après cette brillantissime prestation qui leur vaudra d'honorer une invitation au Gala des cheminots à la Comédie Française en avril 1944 ! Au cours d'une soirée qui leur permettra de croiser leur future "grande dame" !

Une salle véritablement transportée par les délicieuses harmonisations des jeunes Compagnons de la Musique... sous le regard émanant d'un visage impassible, celui de leur responsable Louis LIEBARD. Un homme qui reconnaît que ses jeunes protégés travaillent beaucoup et pour ainsi dire toute la journée. Dans un autre article publié ci-dessous, on souligne que, jeunes et sincères, ils conduisent de bout en bout un programme plein de goût, de saine gaîté et de valeur artistique indiscutable !  

C'était un 23 novembre 1943, et non, comme on l'a parfois lu ici et là, en février 1944. L'Ardéchois Fred MELLA venait tout juste de faire ses premiers pas au sein du groupe de LIEBARD après un test concluant passé quelques semaines plus tôt devant le magicien lyonnais. Alors que Jean VERLINE, le soliste de l'équipe, croupissait dans une geôle après avoir été arrêté par des gens appartenant à la mouvance du Duce MUSSOLINI ! Un épisode sur lequel revient Jean-Jacques BLANC dans son ouvrage en cours de réédition consacré aux COMPAGNONS DE LA MUSIQUE qui devrait paraître le 15 décembre prochain et qui est proposé actuellement à 23 €c. 24,90 €. Vous pouvez d'ores et déjà le retenir et cliquer sur le lien pour le retenir.
    


 

Par Sybille & Louis - Publié dans : Biographie, aspects
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