Souscription

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Christian FOUINAT déjà auteur d'un hommage aux COMPAGNONS DE LA CHANSON (ci-dessous)

publié chez DECAL'AGE PRODUCTIONS en 2007 

www.decal-age-productions.com

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s'apprête à publier au Print. 2011 une biographie avec L. PETRIAC

LES COMPAGNONS DE LA CHANSON : entre mythe et évidences

Plus de 350 pages illustrées dont 24 coul.  

Une souscription a été lancée qui vous permet

d'ores et déjà de réserver si vous le souhaitez :

http://ddata.over-blog.com/0/39/80/37/Souscrip-biographie.doc 

Le livre d'Hubert LANCELOT


En vue de la rencontre-dédicace de Cran-Gevrier du 25 octobre, notre Mimi LANCELOT a acquis une trentaine de livres : "NOUS LES COMPAGNONS DE LA CHANSON" d'Hubert LANCELOT, issus d'un stock que l'on croyait épuisé.
Nous proposons à ceux qui souhaiteraient se procurer cet ouvrage de le commander aux Editions de La Tramontane (Jean Boekholt), aux coordonnées suivantes  B.P. 1034 - 34006 MONTPELLIER CEDEX 1 à l'appui d'un règlement de 20 € par chèque libellé à l'ordre des Editions de la Tramontane qu'ils joindront à leur demande (Prix : 15,00 € + 5,00 € de port).
Bien entendu, nous transmettrons le produit de ces ventes à Mireille Lancelot, qui a acheté ce stock à Flammarion.

 

Par ailleurs, si vous souhaitez vous procurer les timbres poste représentant l'affiche Kiffer, vous pouvez également vous adresser à Jean BOEKHOLT aux Editions de La Tramontane dont nous vous indiquons le mail : marianais@neuf.fr
 



 

Le livre de Marc et d'Yvette


Il était tout à fait normal que LA ROUTE ENCHANTEE trouve sa place, ici, aux côtés des autres ouvrages... Et donc, ami internautes, vous allez dorénavant avoir la possibilité de commander sur ce site l'ouvrage écrit à quatre mains par nos amis Marc HERRAND et Yvette GIRAUD.
Pour commander, rien de plus simple : un petit mot que vous adresserez à leur domicile de Strasbourg, 29 A rue de Wasselonne à 67000 STRASBOURG avec votre règlement de 15,20 € (franco de frais de port) et Marc s'empressera de vous expédier son ouvrage avec une dédicace. Fantastique non ! Et vous allez vous régaler.

Les vidéos préférées...


MES FIDELITES
de Daniel SAURFELD
Ils sont tous là !... Enfin, presque ! Cliquez et laissez aller les souvenirs...!

 

Les marchands de bonheur



















Biographie, aspects

Mercredi 5 décembre 2007 3 05 /12 /2007 00:01

le-nezet-lyon-03.jpg Vous êtes quelques-uns à vous être demandés pour quelle raison cette séance dédicace d'un ouvrage hommage avait eu lieu à Lyon et pourquoi dans le quartier du Point du Jour...
Je répondrai que le Point du Jour constitue à mes yeux un quartier mythique, et depuis octobre 2002, qu'il est directement rattaché à l'inauguration de la Place des Compagnons de la Chanson. Il était donc presque normal que cette manifestation ait lieu à l'endroit qui avait vu naître et se former le groupe.

C'est en effet en 1941 que Louis LIEBARD, sa femme et ses cinq enfants se sont installés dans la maison de la rue de Champvert, au n° 10 qui, à l'époque, portait encore le nom de Chemin de Champvert, le quartier du Point du Jour n'étant alors que la banlieue de Lyon et non comme il l'est devenu depuis l'un des arrondissements de la métropole rhodanienne. Une grande bâtisse composée au rez-de-chaussée d'un bureau, celui de Louis LIEBARD, d'un secrétariat, d'un studio de répétition et d'une longue cuisine-office-salle à manger. Au premier étage se trouvaient les appartements privés de la famille LIEBARD et au dernier de petites chambres mansardées sommairement meublées de châlits, d'armoires bancales et de chaises dépaillées. Ce sont dans ces chambres que les Compagnons dormaient au nombre d'une vingtaine au début de l'aventure.
Louis LIEBARD, ancien assistant du maître de chapelle de la Cathédrale de Dijon avait une passion dévorante pour la musique et le chant choral et il avait voulu fonder un groupe d'expression artistique dès 1941 qui comptait des jeunes de 16 à 20 ans qui avaient fui la France occupée et s'étaient retrouvés sans ressources en zone libre. C'est d'un groupe composé au départ d'éléments venus de tous les coins de France qu'ont été tirés ensuite les futurs COMPAGNONS DE LA MUSIQUE.
LIEBARD qui se faisait appeler "chef" menait sa petite troupe d'une main de fer. Nombreux étaient les appelés et rares étaient les élus qui y demeuraient. Beaucoup n'avaient aucune formation musicale et les activités de la vie communautaire étaient très dures : au lever du lit, rassemblement dans la parc pour l'appel et le lever des couleurs, les corvées quotidiennes après un petit déjeuner fait d'ersatz de café et de pain noir. Elles consistaient à un râtissage des allées, le ménage, des travaux de secrétariat et des courses au village pour la nourriture car, à l'époque, la rue de Champvert n'était pas urbanisée comme elle l'est devenue aujourd'hui.
La discipline de Louis LIEBARD s'exerçait dès le matin par le cours de solfège et le décrassage des voix par des vocalises. Il tenait à faire partager son amour de la musique, des vieilles chansons et du folklore. Beaucoup plus exaltants se révélaient être les après-midi où avaient lieu des travaux collectifs de création. Chacun y donnait libre cours à son imagination et la maison résonnait de la folle activité de jeunes artistes saisis par l'inspiration. C'est à cette époque que s'est révélé le talent de jongleur et de prestidigitateur d'ALBERT, le "petit rouquin" et les goûts de Marc HERRAND pour l'harmonisation. Les plus anciens du quartier se souviennent des représentations qui étaient données à la salle du Foyer par tous ces joyeux lurons que l'on côtoyait chez les commerçants ou dans les trolleybus...
(Suite du récit prochainement)

Par L. Petriac - Publié dans : Biographie, aspects
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Jeudi 6 décembre 2007 4 06 /12 /2007 00:01

A la fin de l'année 1942, la situation étant devenue invivable à Lyon après que les Allemands aient occupé la ville, Louis LIEBARD avait pris une décision : celle de poursuivre son expérience musicale hors Lyon et de gagner l'Ardèche. Sous l'autorité du "chef", les cinq inséparables qu'étaient alors Jean-Louis JAUBERT, Marc HERRAND, Guy BOURGUIGNON, Jean ALBERT et Hubert LANCELOT s'étaient mis au travail et avaient monté un spectacle. Début 1943, forts d'un premier succès obtenu à Tournon, ils sillonneront l'Ardèche quelques temps avant que Louis LIEBARD les rappelle avec difficulté au Point du Jour. C'est à cette époque que tout a basculé et que les COMPAGNONS DE LA MUSIQUE ont commencé à vivre des spectacles qu'ils proposaient ça et là.
La jeune troupe s'était entre temps enrichie par l'arrivée de Fred MELLA...
En novembre 1943, ce sera la fameuse représentation donnée au Pathé-Palace de Lyon durant la nuit du cinéma qui leur vaudra d'interpréter Perrine était servante, Au clair de la lune, Vieux chalet. Inutile de revenir sur cette soirée qui a été abondamment commentée par Fred MELLA, Marc HERRAND et Hubert LANCELOT dans leurs biographies respectives avec cependant quelques erreurs chronologiques. C'est au terme de cette soirée qu'ils prendront la décision d'accepter l'invitation de Louis SEIGNER de monter à Paris pour... une soirée donnée le 5 avril 1944 à la Comédie Française au profit des Cheminots.
Jean-Louis JAUBERT, Guy BOURGUIGNON, Marc HERRAND, Jean ALBERT, Hubert LANCELOT, Fred MELLA, Jean VERGNAUD, Paul LEBLOND et Jean VERLINE, COMPAGNONS DE LA MUSIQUE réussiront à convaincre leur mentor Louis LIEBARD de les laisser partir. On sait que c'est ce soir-là qu'ils rencontreront Edith PIAF pour leur plus grand bonheur. Jo FRACHON et Gérard SABBAT ne faisaient pas encore partie de l'équipe qu'ils intégreront seulement à partir de la fin 1944.

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Par L. Petriac - Publié dans : Biographie, aspects
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Dimanche 9 décembre 2007 7 09 /12 /2007 00:01

Voici un an sortait : « Mes maîtres enchanteurs », la biographie de la voix des Compagnons de la Chanson, Fred MELLA publié chez Flammarion. PLATINE avait réalisé un interview à l'occasion de celle-ci dont nous vous livrons aujourd'hui quelques extraits qui seront suivis dans les prochains jours des autres.

PLATINE : Cette autobiographie est-elle la première ?
Oui. C'est une espèce de promesse que j'avais faite à mes fidèles, qui sont fidèles des Compagnons. C'était maintenant ou jamais, car les Compagnons ont arrêté il y a vingt ans, après quarante deux ans de carrière et leur impact commence vraiment à diminuer... Mais j'ai aussi écrit cette biographie pour mes enfants et mes petits enfants.
PLATINE : Quand l'avez-vous commencée ?
Il y a un peu plus de deux ans, doucement, à mon rythme. J'ai été encouragé par mon plus vieux complice dans ce métier, Charles Aznavour.
PLATINE : Est-ce lui qui vous a pistonné chez Flammarion où, de plus, vous avez la même directrice littéraire, Stéphanie Chevrier, la compagne d'Olivier Besancenot ?
Non, ce n'est pas Charles qui m'a présenté Flammarion, mais un ami de Brassens qui avait travaillé dans l'édition et auquel j'avais envoyé mon synopsis pour avoir l'avis d'un professionnel. Ce dernier m'a rappelé trois jours après l'avoir reçu en me disant qu'il avait trouvé ça formidable et qu'il en avait parlé à un éditeur. C'était Flammarion. j'ai donc eu un rendez-vous chez eux et cela a fini chez Stéphanie... Cela amuse beaucoup Charles qui m'a dit : « Maintenant, on va faire les foires aux livres ensemble ! ».
... Pour les dates, je ne m'en souviens pas. Quant aux personnalités, je voulais absolument éviter le "name dropping". Je n'ai pas cherché à faire un livre historique. J'ai d'ailleurs commencé à raconter mon enfance, mon existence... car pour moi c'était le plus facile.
PLATINE : Quel était votre but dans la chanson ? Vous racontez avoir entendu les Compagnons durant l'été 42 ?...
Etre chanteur d'opéra, car je ne connaissais que ça... J'ai vu un jour une affiche des Compagnons (de la Musique) qui figure d'ailleurs dans mon livre. Je me suis offert une place et j'ai découvert, émerveillé, ce qu'ils faisaient. Il y avait déjà dans le groupe Jean-Louis JAUBERT, Marc HERRAND... Et même des filles.
PLATINE : Vous intégrez leur troupe à Lyon à la rentrée 43. N'avez-vous jamais regretté l'opéra ?
Un peu, mais je pense que ma voix n'aurait pas suffi pour l'opéra. Au mieux, j'aurais pu faire de l'opéra comique. Quand à l'opérette, elle ne m'intéressait pas tellement.
PLATINE : Pourquoi les Compagnons de la Chanson n'ont-ils été que neuf ?
Je me souviens qu'en 1943, pour ma première réunion avec le groupe, nous étions 40 ou 50 postulants en cercle dans une salle glacée dans laquelle il n'y avait même pas de piano... Le chef des Compagnons : LIEBARD qui chantait horriblement faux, mais avec une oreille extraordinaire, a fait un test au bout de trois jours. Beaucoup ont été remerciés, cependant les neuf sont effectivement les neuf dissidents qui ont voulu continuer à Paris alors que le "chef" LIEBARD nous ordonnait de rentrer sur Lyon (ndlr : fév. 1946). Nous avons cependant gardé la façon de chanter que LIEBARD nous avait apprise...
PLATINE : De 1944 à 1956, votre carrière est liée à celle de PIAF, qui vous impose même dans la première tournée en Amérique à l'automne 1947...
C'est vrai qu'on a beaucoup tourné avec elle. On l'a connue lors de notre première scène à Paris, à la Comédie Française (ndlr : 22 mars 44) et c'est en 46 qu'on a enregistré avec elle : "Les trois cloches".
PLATINE : On raconte que c'est elle qui vous a poussés vers la variété afin de vendre du disque ?...
Au départ, c'est vrai. Ensuite, ce sont les circonstances qui nous ont fait évoluer. Nous n'avions pas fait de plan de carrière (sourire) !
PLATINE : Pensez-vous honnêtement qu'elle aurait autant soutenu les Compagnons si elle n'avait pas été amoureuse de l'un d'eux : Louis JACOB alias Jean-Louis JAUBERT ? 
Peut-être... 
PLATINE :
Combien de Compagnons sont arrivés après vous ? 
Paul BUISSONNEAU qui n'est pas resté longtemps avec nous et qui est devenu le DEVOS québécois, doublé d'un grand metteur en scène. Il nous a quittés en 1950 et a été remplacé par mon frère qui jouait du basson, bien mieux que moi et qui a appris la flûte pour les Compagnons. Ensuite Jean BROUSSOLLE est arrivé au moment où Marc HERRAND nous a quittés pour s'occuper de la carrière de sa compagne, Yvette GIRAUD (ndlr : 1952). BROUSSOLLE, comme HERRAND était à la fois un bon chanteur et un musicien, violoniste classique et jazz, un auteur aussi. Il a quand même signé avec Sacha DISTEL "La belle vie" qui a été reprise par SINATRA ! Avec Jean-Pierre CALVET, ils ont écrit de nombreuses chansons. Ce dernier était un homme délicieux, un Prix de Conservatoire, un mélodiste hors pair, un petit Vincent SCOTTO avec un accent délicieux du midi, qui jouait de la guitare et avait joué du trombone à l'Opéra de Monte-Carlo.

A SUIVRE...

 

Par B. Mallet, L. Petriac - Publié dans : Biographie, aspects
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