Sans vouloir pasticher le regretté COLUCHE sur les excédents vinicoles, il faut bien reconnaître qu'Avec Gérard... le rire était obligatoire ! Que de mimiques suggestives,
que de facéties... le public en redemandait. Cette photo de LIFE prise lors de la tournée américaine des COMPAGNONS DE LA CHANSON aux Etats-Unis en 1952 est là pour le démontrer.
Arrivé dans le groupe quasiment en culottes courtes, notre ami Gérard SABBAT a, c'est reconnu, toujours été considéré comme le clown de service, celui promis à maints et maints gags et
autres effets désopilants pour la plus grande joie de ceux qui avaient la chance d'assister aux nombreuses représentations des Compagnons ! Une prestation qui s'est trouvée confortée en 1956
au moment du départ vers d'autres cieux de Jean ALBERT dit le "P'tit rouquin" car il importait que le groupe trouve un nouveau boute-en-train. Il suffit d'évoquer tout cela et son
indiscutable talent de comique pour le revoir encore avec irrésistibles grimaces, aux côtés de ses condisciples, interpréter Perrine était servante (http://www.compagnonsdelachanson.com/article-21281651.html), les Jumelles de marine ou
la Costa Brava avec son tuba :
Ou encore se voir promettre une paire de bretelles par Guy Lux au terme d'un PALMARES DES CHANSONS au
cours duquel il ne reconnaissait aucune introduction musicale des titres des Compagnons interprétés par le Grand Orchestre de Raymond Lefevre.
Pourtant, ce comique de haut-vol, passionné de chevaux et trésorier de l'ensemble, savait être sérieux à ses heures et même touchant à l'extrême. Il suffit pour s'en convaincre de lire un extrait
de sa lettre à Hubert LANCELOT écrite juste après la séparation des Compagnons et extraite du Nous les Compagnons du même Hubert : « Mes Compagnons, vous me
manquez, et je vous écris car en ce moment j'ai besoin de vous. Je ne veux pas de réponse, mais j'ai besoin de vous moralement, de votre présence invisible, des fils qui se sont tissés entre nous
malgré les heurts ou les désaccords, bien dérisoires aujourd'hui. Ce que je viens chercher auprès de vous, c'est cette chose impalpable qui nous a unis tous, depuis quarante ans. Et je ressens
mieux maintenant cette richesse qui a été la nôtre et que nous avons gagnée au fil des ans sans nous en apercevoir... »
Uniquement remplacé durant son service militaire par Mario HIRLE, on peut dire que notre Gérard aura fait partie du groupe de ses origines en février 1946 à la fin, en février 1985 ! Et cela
après avoir intégré et animé avec quelques autres les Compagnons de la Musique de Louis LIEBARD ! En tout cas, ce qui est sûr, c'est que Gérard qui vient de se marier avec Mireille qui lui a
donné une petite Marie, est resté l'une des figures préférées des admirateurs des COMPAGNONS DE LA CHANSON ! L'accueil que les lyonnais (photos ci-dessous) et les crangevriens lui ont réservé
lors de ses apparitions à nos dédicaces le prouvent !
Par L. Petriac
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Celui que l'on voit ci-dessus avec quelques autres célébrités et qui s'apprête à donner une représentation parisienne au PETIT JOURNAL et auquel nous avions consacré un article
ici (http://www.compagnonsdelachanson.com/article-23802525.html) est le dernier
des COMPAGNONS à avoir intégré l'ensemble.
Wattrelosien d'origine et né en 1931, Michel CASSEZ était leur benjamin. D'abord clarinettiste chez Bécaud après avoir tout de même obtenu un prix de
clarinette et de solfège au Conservatoire de Paris, il n'a plus cessé ensuite d'occuper les premiers rôles. Talentueux musicien de Claude François et issu de l’orchestre Louis Frosio de
Monte Carlo dont il était le complice et le saxophoniste solo vedette, issu du grand orchestre Paul Mauriat, il est devenu l’amuseur qui, multipliant les sketches et se
produisant en solo, était surtout repéré pour ses gaffes et autres pitreries. C'est d'ailleurs en évoquant ses gaffes que Claude François l'avait surnommé Gaston. Un surnom qui
lui restera jusqu'à en devenir celui que l'on retient de celui qu'il savait être au sein des COMPAGNONS DE LA CHANSON.
L'homme est tout à fait capable de jouer une vingtaine d'instruments et d'interpréter à trois clarinettes à la fois Le vol du bourdon. Il était aussi capable de truquer ses
instruments pour élargir un peu plus la gamme, dans tous les sens du terme ! Son luth devenait à l'occasion une raquette de tennis et son énorme tuba pouvait renfermer un téléphone ou autre
chose... Que de créativité !
Côtoyant Jean BROUSSOLLE, le parolier prolifique des Compagnons à qui des décennies de scène pesaient et dont le plus cher désir était de retrouver ses chevaux en Camargue, c'est
au cours d'un Grand Echiquier de Jacques Chancel que s'opérera la passation de pouvoir entre l'ami Jean et Michel CASSEZ. Pour ce faire, Jean avait choisi d'interpréter Le coeur en
fête et Gaston La chanson pour Anna. Ce soir de décembre, le remplaçant fut trouvé. Un moment homérique de télévision grâce à Jacques Chancel et au talent du
réalisateur qui laisse néanmoins perplexe car, ce soir-là, contrairement à l'interprétation, il n'était pas sûr que Jean BROUSSOLLE avait "le coeur en fête" ! Surtout après avoir connu ce qu'il
avait connu avec ses amis les COMPAGNONS DE LA CHANSON.
Ce qui est sûr, c'est que l'entente de GASTON avec Jean-Pierre CALVET lui aura même permis de réaliser un enregistrement 33
tours sous l'appellation des QUAD ROCKERS (dont la couverture est reproduite ci-dessous). Un travail réalisé en Angleterre avec notre baladin, en dehors de leurs activités chez les
COMPAGNONS, avec l'appoint, à leurs côtés, des meilleurs musiciens anglais du moment. Les deux compères devenus très complices partageaient d'ailleurs le même véhicule pour se rendre d'un point à
un autre lors des tournées.
GASTON s'est réalisé en entrant chez les COMPAGNONS ! Pas seulement grâce à sa complicité avec Jean-Pierre CALVET. Pourtant on a dit qu'ils étaient passés avec lui de l'austérité à la
fantaisie ! Nous n'extrapolerons pas, persuadés que chacun au fil des époques différentes aura apporté sa pierre à l'édifice et quel édifice ! Ce que l'on doit cependant retenir, c'est que c'est
sans doute grâce à cette faculté de s'adapter si l'ensemble a pu durer dans le temps et passer au travers du filet d'une mode dévoreuse de talent qui en a brisé quelques-uns.
Gaston Michel CASSEZ aura finalement partagé treize ans de succès au sein des COMPAGNONS DE LA CHANSON avant la tournée d’adieux entreprise dans le monde entier. Précisons que
l'homme aux caniches, auquel ses futurs partenaires avaient demandé de sacrifier sa moustache en 1972 avant de les rejoindre, a co-signé certains des titres interprétés par le
groupe comme : La mouche, On se quitte, On a déjà vu ça.
En 1985, il a consacré un ouvrage à son passage chez les COMPAGNONS en publiant chez Michel LAFON un « Gaston raconte les Compagnons » dans lequel il revient sur cette collaboration. Un
titre qui est malheureusement épuisé. Non, ça n'est pas un adieu, écrit-il à un moment donné évoquant cette promesse faite dans le cadre d'une chanson, il restera les disques, les
cassettes, les bandes archives de la télé. Il restera... Ils étaient là illusionnistes à nous mentir derrière un refrain truqué. On a marché Charles, mais pas longtemps"... A la lecture des
pages de cet ouvrage, on se dit que GASTON devait déjà avoir des dons de visionnaire. La façon dont il définit le "Non, ce n'est pas un adieu" écrit pour les COMPAGNONS par Charles
AZNAVOUR le démontre. Car depuis tout s'est trouvé confirmé ! (http://www.compagnonsdelachanson.com/article-24254390.html).
Depuis la fin des COMPAGNONS, il a intégré le “Swing Sorg Orchestre” qui fait les beaux jours, notamment, des festivités du Luberon et avec lequel il est parti récemment en tournée. Les
admirateurs du groupe l'auront revu avec plaisir lors de l'inauguration de la Place des Compagnons de la Chanson à Lyon en octobre 2002.
Par L. Petriac
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C'était juste après le départ de Marc HERRAND et son remplacement par Jean BROUSSOLLE... Gérard SABBAT s'apprêtait à effectuer son service militaire... Beaucoup ont oublié jusqu'à son
nom, d'autres ignorent même qui était l'homme ! Pourtant Mario HIRLE (en photo ci-dessus) a fait partie intégrante de l'histoire des COMPAGNONS DE LA CHANSON. Pendant quelques mois
!
Il aura été l'autre alsacien des Compagnons avec Marc HERRAND et Jean-Louis JAUBERT. Anne Argyrion et Charles
Falck qui ont consacré un ouvrage au célèbre cabaret alsacien BARABLI paru aux Editions Ronald Hirlé en 1992 (dont la couverture est reprise ci-dessus) évoquent son
parcours.
Issu de ce cabaret créé en 1946 avec son ami Germain MULLER, le Charles TRENET alsacien, et quelques
autres dont Benjamin SUBAC et Raymond VOGEL, Mario a été appelé à remplacer Gérard SABBAT durant le service militaire de celui-ci en 1952. A l'un des moments charnières qu'a connu le
groupe qui s'apprêtait à partir à nouveau en tournée aux Etats Unis. Celui qu'Hubert LANCELOT décrivait dans son ouvrage comme un garçon gai, bon vivant, d'un caractère calme et égal sera pendant
quelque temps l'équipier nmodèle toujours prêt à remplacer un Compagnon défaillant. Pianiste, accordéoniste et compositeur, en assurant l'intérim et quel intérim pour un jeune artiste,
il aura pu réaliser son rêve au cours de cette tournée américaine entreprise par les Compagnons et y rencontrer son maître : Stan KENTON auquel il vouait une admiration musicale
sans bornes. Peu après cet intérim et un autre remplacement de Jo FRACHON cette fois, Mario HIRLE est revenu aux origines au sein du BARABLI qui, pendant une cinquantaine d'années a poursuivi ses
créations en Alsace.
Un hommage est rendu depuis quelque temps à Mario HIRLE et Germain MULLER et leur cabaret BARABLI.
Par L. Petriac
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