Les marchands de bonheur
Christian FOUINAT déjà auteur d'un hommage aux COMPAGNONS DE LA CHANSON (ci-dessous)
publié chez DECAL'AGE PRODUCTIONS en 2007
s'apprête à publier au Print. 2011 une biographie avec L. PETRIAC
LES COMPAGNONS DE LA CHANSON : entre mythe et évidences
Plus de 350 pages illustrées dont 24 coul.
Une souscription a été lancée qui vous permet
d'ores et déjà de réserver si vous le souhaitez :
http://ddata.over-blog.com/0/39/80/37/Souscrip-biographie.doc

Par ailleurs, si vous souhaitez vous procurer les timbres poste représentant l'affiche Kiffer, vous pouvez également vous adresser à Jean BOEKHOLT aux Editions de La
Tramontane dont nous vous indiquons le mail : marianais@neuf.fr

Il était tout à fait normal que LA ROUTE ENCHANTEE trouve sa place, ici, aux côtés des autres ouvrages... Et donc, ami internautes, vous allez dorénavant avoir la possibilité de commander sur ce
site l'ouvrage écrit à quatre mains par nos amis Marc HERRAND et Yvette GIRAUD.
Pour commander, rien de plus simple : un petit mot que vous adresserez à leur domicile de Strasbourg, 29 A rue de Wasselonne à 67000 STRASBOURG avec votre règlement de 15,20 € (franco de frais de
port) et Marc s'empressera de vous expédier son ouvrage avec une dédicace. Fantastique non ! Et vous allez vous régaler.

MES FIDELITES
de Daniel SAURFELD
Ils sont tous là !... Enfin, presque ! Cliquez et laissez aller les souvenirs...!
Né le 11 septembre 1923, fidèle parmi les fidèles de la première heure avec Jean-Louis JAUBERT, Fred MELLA, Jo FRACHON et Gérard SABBAT au sein des COMPAGNONS DE LA MUSIQUE, Hubert
LANCELOT était chargé au sein des Compagnons des rapports de tournée et de l'organisation du groupe. Recommandé à Louis LIEBARD par le moniteur de chant Jean VERLINE, c’est pour se soustraire au Service du travail Obligatoire (le STO) qu’Henri LANCELOT a dû changer de prénom pendant la guerre
et prendre celui d’Hubert qui lui est ensuite resté.
Ce fils d'entrepreneur, issu du monde de la soierie, mêlait aussi à l'ensemble de ses autres compétences un
certain talent culinaire qu'il devait tenir de ses origines lyonnaises. Cela pour le plus grand plaisir de ses autres partenaires. Ce qui n'empêchait pas cet ancien chef scout de la colline
de Fourvières de commettre un certain nombre de maladresses et de passer parfois pour un « rêveur » auquel il arrivait même en scène de renverser le matériel et les instruments avec une savante
nonchalance. Ce qui le rendait encore plus sympathique aux yeux de ceux qui aimaient les Compagnons de la Chanson. Jeune premier de la troupe, il n'en conservait pas moins les faveurs de la gent
féminine et si, très vite, il a trouvé à se marier, c'est aussi parce que Mireille COUTELEN, la mimi des Compagnons, la "Compagnonne" des débuts, avait joint sa jolie voix à
toutes les autres aux premiers instants des Compagnons de la Musique de Louis LIEBARD et qu'elle avait choisi dès son ultimatum lancé en février 1946 de rester avec
Hubert.
Doté d'une voix de baryton et d'un très joli timbre vocal, Hubert était aussi entre deux parties de tennis un
redoutable joueur de cartes auquel on doit aussi en qualité de chroniqueur un « Nous les Compagnons de la Chanson » publié en 1989 chez Aubier/Archimbaud. Un livre référence plein
d'émotion que l'on peut encore se procurer auprès des Editions LA TRAMONTANE (voir espace marchand à gauche de votre écran). C'est sans doute l'un ses seuls ouvrages Compagnons qui évoque
aussi, avec beaucoup de pudeur, leur séparation et les derniers instants o combien difficiles vécus par certains d'entre eux sans oublier… ce trac des rentrées qui menace l’estomac du
chanteur comme la crampe le côté droit du coureur !
D’Hubert, qui nous a quittés le 8 mars 1995 décédé d'une leucémie et qui était membre de l’Association des Amis
d’Edith PIAF, il reste aujourd’hui un témoignage laissé à l’attention des siens, une sorte d’homélie que nous vous livrons avec leur accord. Quelques mots qui leur disent…
« La mort n’est rien. Je suis seulement passé dans la pièce d’à côté. Je suis moi, vous êtes vous. Ce que nous étions les uns pour les autres, nous le sommes toujours. Donnez-moi le nom que
vous m’avez toujours donné. Parlez de moi comme vous l’avez toujours fait. N’employez pas un ton différent, ne prenez pas un air solennel et triste. Continuez à rire de ce qui nous
faisait rire ensemble. Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi. Que mon nom soit prononcé comme il l’a toujours été, sans emphase d’aucune sorte, sans une trace d’ombre. La vie signifie tout
ce qu’elle a toujours signifié. Elle est ce qu’elle a toujours été. Le fil n’est pas coupé. Pourquoi serais-je hors de votre pensée simplement parce que je suis hors de votre
vue ? Je vous attends, je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin.
Vous voyez, tout est bien.»
Un témoignage qui montre la grandeur d’âme de l’auteur de
"Nous, les Compagnons de la Chanson" auquel ses deux filles Dominique (conceptrice de programmes de divertissement sur TF1) et Olivia (actrice) avaient voulu répondre alternativement par ces
quelques mots le jour des obsèques :
«
Papa, on a eu la chance d’être près de toi pendant tous ces mois où tu t’es bagarré pour rester le plus
longtemps possible avec nous. Ton courage, ta dignité, ton amour de la vie et ta lucidité nous ont fait grandir pour toujours.
Voilà, aujourd’hui tu es parti mais tu nous laisses tant de souvenirs… Il y a ceux que nous partageons avec le public…
Cette façon de bondir en scène dans la lumière que, toutes petites, nous recevions comme un cadeau qui nous était destiné particulièrement. Ce plaisir de chanter, de jouer, de donner aux autres
de quoi rêver, c’est toi, c’est vous ses Compagnons qui nous l’avez transmis. Et puis, pour nous, derrière le rideau de scène, il y avait la fierté d’être les filles de ce papa-là, si beau, le
plus beau, si gai, un peu trop souvent absent et d’autant plus attendu… Mais toujours présent et attentif dans les moments importants, avec sa tolérance pour nos incartades, sa générosité, sa
pudeur. Bien sûr, il y eut des claquements de porte. Des mots définitifs. Des empoignades philosophico-politiques. Des retours de fête mal accueillis. Tous ces instants désormais évoqués avec des
sourires parce qu’ils sont habités de nostalgie… Et puis… Ces petits voyages en tournée, toutes seules avec toi comme des grandes, quand tu faisais un détour pour nous faire visiter un château,
une chapelle ou un village… Ces poèmes que tu apprenais pour nous les dire. Tes tentatives désespérées de nous transmettre ton goût du sport. Les parties épiques de cartes à la campagne quand tu
n’aimais pas perdre. La complicité et les recettes échangées au-dessus des fourneaux. Toute cette tendresse, cette chaleur, ce plaisir d’être ensemble en famille. Une famille qui nous tient
chaud, qui nous tient droite et que vous avez su, Maman et toi, construire et préserver.
Aujourd’hui, avec tous ceux que tu aimes, j’espère que tu as retrouvé tes Compagnons…
Là-haut, vous êtes maintenant plus nombreux que ceux qui nous restent… Vous allez pouvoir tout recommencer…»
Beaucoup d’entre nous ont regretté à plus forte raison à Lyon, dans sa ville, qu’Hubert n’ait pas été là le 1er décembre 2007, aux côtés de Gérard, l’autre Lyonnais
de la bande, pour assister à notre hommage lors de la sortie de l’ouvrage de Christian FOUINAT. De l'avis de Jean BOEKHOLT, éditeur à Montpellier, sans doute l'un des COMPAGNONS DE LA CHANSON les
plus compétents dont le besoin de reconnaissance personnelle passait derrière l'importance du collectif...
Marc HERRAND le confesse dans la courte préface qu'il a bien voulu rédiger dans le livre hommage aux COMPAGNONS DE LA CHANSON de Christian FOUINAT : «
C'était une époque où nous avions chacun notre prénom et un nom de famille commun qui s'écrivait Compagnon de la Chanson, une époque qui, sans conteste, a marqué ma vie car j'y ai laissé une
part de moi-même ». Une sacrée part qu'il aura du mal à laisser de côté en mars 1952 après avoir décidé de suivre la destinée d'Yvette GIRAUD dont il était tombé amoureux. Ce qui lui vaudra
longtemps une injuste mise à l'écart pendant laquelle seuls les FRACHON lui resteront fidèles.
C'est d'autant plus vrai que Marc, pianiste émérite a assumé la lourde tâche de succéder à Louis LIEBARD au moment de la création définitive des COMPAGNONS DE LA CHANSON en février
1946. De son vrai nom HOLTZ, né le 9 mai 1925 en Alsace, on peut dire de celui qui "savait peindre avec les voix en créant des ambiances sonores" qu'il
est l'un des premiers arrangeurs-né du groupe puisqu'on lui doit notamment Les trois cloches écrite par le Suisse Gilles-Jean VILLARD. Un succès qui en appellera bien
d'autres tant le talent musical inventif et une direction musicale rigoureuse de Marc HERRAND sont reconnus : Dans les prisons de Nantes, Le roi a fait battre tambour (voir extrait
dans n/précédent article diffusé le 09.07), Les marins de notre ville, Douce
nuit, Les cavaliers du ciel, La complainte du Roy Renaud, Aux marches du palais, J'aimais une sirène, Impressions d'Angleterre... La liste est longue !
En 1941, avant que les COMPAGNONS DE LA CHANSON voient le jour, l'époque était grave... Il fallait fuir les Nazis, éviter l'embrigadement dans les jeunesses hitlériennes promis à de nombreux
alsaciens et donc trouver une nouvelle terre d'asile... L'asile, après une courte escapade en Périgord, ce sera le repaire du Point du Jour à Lyon où sous la baguette de Louis LIEBARD, Marc
repéré par Jean VERLINE, grand spécialiste du chant choral, se formera rapidement aux rudiments de la création. Tout ira ensuite très vite et lorsque le moment sera venu pour les COMPAGNONS de la
MUSIQUE de devenir des COMPAGNONS de la CHANSON, Marc HERRAND prendra la place du Chef Louis LIEBARD pour les arrangements musicaux et leur mise en place, devenant le Premier Directeur Musical
du groupe. On lui doit d'avoir réussi à sortir du classicisme des quatre voix égales et d'avoir opté pour des idées nouvelles dans le domaine des harmonisations. Une tâche dont on peut
mesurer toute la difficulté sachant que la grande majorité de ses partenaires n'avaient pas de culture musicale ni de connaissance du solfège et qu'ils travaillaient à l'oreille. Comme se
plait à le rappeler Fred MELLA dans ses Maîtres enchanteurs, Marc HERRAND, qui vit actuellement à Strasbourg est un vrai musicien, une "grande pointure".
Beaucoup l'ont revu avec plaisir accompagné de son épouse Yvette GIRAUD à l'occasion de l'inauguration de la Place des Compagnons de la Chanson à Lyon à l'automne 2002 puis lors de la
présentation et de la sortie de l'ouvrage hommage de Christian FOUINAT, enfin à Cran Gevrier où il avait accepté de présenter aux côtés de Jean-Jacques BLANC l'ouvrage consacré aux COMPAGNONS DE
LA MUSIQUE... Jean-Jacques lui rend d'ailleurs hommage dans celui-ci en énumérant les "trouvailles" dont il s'est servi pour valoriser les créations de ses partenaires ! (http://www.compagnonsdelachanson.com/article-25725862.html). Un homme exceptionnel qui a le
sens du collectif. Il l'a d'ailleurs montré à plusieurs reprises et sans lequel les COMPAGNONS DE LA CHANSON n'auraient sans doute pas accroché aussi rapidement autant de succès à leur
répertoire.
Christian FOUINAT l'avait évoqué : « La route enchantée », l'ouvrage biographique de Marc HERRAND et de son épouse
Yvette GIRAUD a été publié aux Editions du Signe à Strasbourg en 2005 (B.P. 94 – 67038 STRASBOURG Cedex 2 – Tél: 03.88.78.91.91) juste avant la sortie de Mes maîtres enchanteurs en
2005 et vous avez désormais la possibilité de vous le procurer directement ici, sur l'espace marchand de ce site, situé sur votre gauche. Comme l'a souligné un critique,
ce livre qu'ils nous proposent à deux ressemble plus à un recueil de voyages qu'à une véritable autobiographie. Et il enchante parce qu'il dégage, loin des tumultes du
showbiz, une sérénité qu'on aimerait découvrir plus souvent dans ce type de livre. Une page vient de lui être consacrée sur l'encyclopédie KNOL : http://knol.google.com/k/louis-petriac/marc-herrand-un-talent-inventif/76sw2to9mfb8/4#
S'il fallait ajouter aux nombreuses années passées au sein des COMPAGNONS DE LA CHANSON celles passées au sein des COMPAGNONS DE LA MUSIQUE, ce serait notre ami Jean-Louis JAUBERT qui
obtiendrait le pompon du moussaillon qui s'est le plus impliqué ! Qu'on en juge :
Jean-Louis JAUBERT, d'octobre 1941 à février 1985 : 43 1/2 ans
Hubert LANCELOT, de septembre 1942 à février 1985 : 42 1/2 ans
Fred MELLA, de septembre 1943
à février 1985 : 41 1/2 ans
Jo FRACHON, de janvier 1945 à février 1985 : 40 ans
Gérard SABBAT, de juin 1945 à février 1985 : 39 3/4
ans
René MELLA, de septembre 1950 à février 1985 : 34 2/3 ans
Jean-Pierre CALVET, de septembre 1956 à février 1984 : 27 1/2 ans
Guy BOURGUIGNON, de septembre 1943 à décembre 1969 : 26 ans
Jean BROUSSOLLE, de mars 1952 à décembre 1972 : 20 1/2 ans
Jean ALBERT, d'octobre 1941 à
septembre 1956 : 15 ans
GASTON M. CASSEZ, de janvier 1973 à février 1985 : 12 ans
Marc HERRAND, d'octobre 1941 à mars 1952 : 10 1/2 ans
Paul BUISSONNEAU, de juillet 1946 à
septembre 1950 : 4 1/4 ans
HIRLE, plusieurs intérims (G. SABBAT et Jo FRACHON) sur un peu plus d'une année
Paul MERY, de février 1984 à février 1985 : 1 an
Jean DRIANT, d'avril à juin 1946 : 1/4 d'année
De quoi situer la performance ! Mais une question subsiste, importante pour
les puristes et les historiens attachés à une parfaite exactitude des faits : fallait-il y inclure René LAMOUREUX (photo ci-dessous) ? N'a-t-il pas été Compagnon de la Chanson une
soirée en remplacement de Marc HERRAND alors qu'ils se produisaient au célèbre Club des Cinq en 1946 ? Sans aucun doute, surtout quand on sait quel artisan il aura été dans la
rencontre de Paul BUISSONNEAU et des anciens COMPAGNONS DE LA MUSIQUE de l'équipe de représentation ! Il nous semblait logique au vu de ce constat de prévoir, au moins pour l'autre René de
l'ensemble, un article biographique auquel les visiteurs pourront désormais accéder en venant nous rendre visite ici sur ce site des Marchands de bonheur. Faute de
trouver son profil avec les seize autres.
UN RAPPEL : Les notices biographiques de chacun de ces seize Compagnons sont désormais accessibles en bas de page d'accueil
sous le trombinoscope récapitulatif, grâce à un lien.
Commentaires