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*Le nouveau blog des Compagnons* http://lescompagnonsdelachanson.over-blog.com/


Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /Mai /2008 00:01

Une carte postale dont les COMPAGNONS de la MUSIQUE se servaient pour leur promotion...


4ème Extrait :
Quand il s’agit d’évoquer un passé aussi riche que celui de tous ces garçons, chacun des événements vécus alors a eu et aura une importance sur l’histoire d’un groupe et d’un homme, Louis Liébard, dont chacun mesure aujourd’hui le poids. Véritable enseignant de chant choral, il a réussi à inculquer à ses protégés l’harmonie et a su leur apprendre à attaquer une chanson tous ensemble sans que personne ne donne un signal perceptible au départ. C’est d’ailleurs indiscutablement celui que tous appelaient "chef" qui est à l’origine de ce "Son Compagnons" qui en ravira par la suite plus d’un parmi leurs nombreux admirateurs.
Placer les voix au sein de l’espace choral, leur faire travailler le souffle, l’articulation, la justesse du ton, leur apprendre le piano, le saxo, l’accordéon ou la batterie, la guitare, la clarinette et la flûte, rien ne sera laissé de côté dans l’apprentissage de ces jeunes gens...

...Transfuge de l’armée de l’air et d’Afrique, Guy Bouxin, lui, découvre l’endroit en septembre 1942. Il a également été recruté pour encadrer les quelques jeunes ayant répondu à la proposition de Louis Liébard. Jean Rallet, Maurice Pernet, Georges de Sokoloff et un certain Pierre Destencq, feront également partie des rangs. Et tout ce beau monde ne pense que folklore, chant et mime bien sûr, mais aussi danse folklorique. Le répertoire de base des Compagnons de la Musique donnait il est vrai la part belle au folklore reprenant notamment une chanson de 1724 : Martin prend sa serpe et Perrine était servante, Fanchon, Ne pleure pas Jeannette, En passant par la Lorraine, Au clair de la lune, Marianne s’en va-t-au moulin… Un répertoire qui s’était élargi à des compositions dont faisait partie une séquence du Chant de la captivité.
En 1942 arrivent également Hubert Lancelot, le jour de ses dix-neuf ans, et puis, à l’automne 1943 : Fred Mella et donc Guy Bourguignon. Ils précéderont André Chavanne et Loulou Meyrueix qui ne resteront Compagnons de la Musique que quelques mois à un moment où Hubert sera contraint de rejoindre les chantiers de  Jeunesse et de devenir pour quelque temps bûcheron. Au grand dam de Louis Liébard qui, avant l’arrivée de Fred Mella, envisageait de faire de lui un peu plus qu’un baryton acceptable.
L’arrivée de Fred Mella Villa du Point du Jour va, finalement, changer bien des choses car chacun, jusque là, au sein des Compagnons de la Musique, avait sa chance. Autant Jean Verline, le ténor, l’un des premiers solistes de l’ensemble, que d’autres dont les qualités ne demandaient qu’à s’épanouir davantage… Comble de malchance pour Jean, sa peine d’emprisonnement en forteresse va lui valoir d’abandonner pendant quelques mois ses rêves ! Un simple noyau de fruit craché par une fenêtre atterri sur la tête d’un représentant de l’ordre transalpin aura suffi à le faire arrêter ! Chacun le reconnaîtra par la suite, cette arrivée de Fred devenu rapidement l’un des meilleurs éléments, constituera l’événement de cette fin d’année 1943 !
A SUIVRE
Jean-Jacques BLANC

Il y en a au moins un que l'on reconnaît ici facilement, mais les autres... ? Signalons aussi que le guitariste que sa fille aura reconnu est... Jean VERLINE, le premier soliste des compagnons de la Musique !
Publié dans : Biographie, aspects - Par J-J Blanc, L. Petriac
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Mercredi 30 avril 2008 3 30 /04 /Avr /2008 19:33

http://www.dailymotion.com/video/x59fmw_les-bayard_music

Courts extraits, séquence maquillage, attente du public, idée du répertoire chanté... On peut dire que cette vidéo de nos amis lyonnais les BAYARD donne une singulière idée des compétences de l'ensemble.
A ne pas manquer amis de Caluire si voyus n'avez pas encore eu l'idée (bonne) de retenir vos places pour les applaudir le 23 mai prochain au Radian.
Entre quelques airs célèbres des Compagnons et une déclinaison "Frère Jacques" du meilleur cru, nous espérons que vous serez à votre tour convaincus amis visiteurs et que, si vous n'avez pas prévu d'aller les applaudir à Caluire, vous aurez très vite l'occasion de le faire.
Un grand merci à Claude VERRIER pour sa précieuse contribution !




Publié dans : informations - Par C. Verrier, L. Petriac
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Mardi 29 avril 2008 2 29 /04 /Avr /2008 00:01
 
Les COMPAGNONS DE LA MUSIQUE à l'automne 42 avec, déjà, des recrues de choix : Jean ALBERT (à gauche), J-Louis JAUBERT (4è en partant de la gauche), Marianne CHASSOT au centre. Hubert LANCELOT est à la droite de Louis LIEBARD (identifiable avec ses lunettes et sans l'habit caractéristique des C. de la MUSIQUE), A l'extrême droite Marc HERRAND et Guy BOUXIN.

3ème extrait :
Soucieux de gagner cette zone non occupée représentant pour beaucoup l’espoir, vont donc arriver dans le désordre les premiers jeunes gens que l’initiative a séduits. Il s’en trouvera même de confession juive qui ont fui la zone occupée et l’avance nazie.
Parmi ces jeunes gens : Jean Vergnaud, Jacques Riaux, Roger Mansuy puis Jean Serry, un ex-danseur à l’Opéra de Paris que personne n’a jamais pu identifier sur une photo et qui aurait porté la barbe ou un collier, l’Alsacien Paul Lévy (qui se rebaptisera du nom de Leblond), un clarinettiste, très typé, qui à défaut d’être myope (comme le dit Hubert) se définit lui-même comme quelqu’un de vorace… Et puis, ceux que personne n’a oubliés et auxquels nous devons une prodigieuse épopée. Sans hésiter l’une des plus belles d’après-guerre : Jean-Louis Jaubert (dont le patronyme est Jacob), Jean Albert et Marc Herrand (dont le patronyme est Holtz), Henri Lancelot... etc.
Louis Jacob, qui deviendra un peu plus tard Jean-Louis Jaubert, est le premier des futures jeunes célébrités à avoir intégré les Compagnons de la Musique. Admirateur de Ray Ventura il est déjà, sans le savoir encore, un adepte de la chanson animée après avoir voulu devenir joueur de football professionnel. C’est d’ailleurs autour de cette nouvelle forme d’expression culturelle qu’avant de rejoindre la structure dirigée par Louis Liébard, il a créé une équipe de chanteurs au sein du mouvement : Jeunesse et Montagne. Il y a rencontré Guy Bourguignon durant l’été 41, juste avant qu’on lui parle chez les Compagnons de France d’un projet monté à Lyon et qu’il rejoigne dans le chemin de Champvert et la Villa du Point du Jour.
Marc, dans la Route enchantée nous a dit, lui, à quelle occasion sa route avait rencontré en Périgord celle de Jean Verline, l’assistant de l’ancien maître de chapelle et quel a été ensuite son cheminement, puis sa séparation d’avec son frère. Il soulève dans cette biographie un point dont peu parleront préférant se cantonner à un rôle d’" historiens de l’irréalité ". Pour lui, il ne suffisait pas durant ces années difficiles de protester en écrivant sur des panneaux " à bas les Nazis " " à bas Pétain " ou " vive de Gaulle " pour se donner bonne conscience, il fallait survivre. Et survivre, c’était aussi ne pas se faire trop repérer...
Ils seront ainsi pour Marc Herrand quatre-vingt jeunes gens, filles et garçons, à subir des tests Villa du Point du Jour, mais peu seront sélectionnés par le maître des lieux et susceptibles de faire partie des heureux élus ! Car il ne s’agit pas seulement de s’intégrer facilement à un groupe mais de disposer de qualités vocales et de ne pas se montrer rebelle à la discipline d’un homme peu décidé à s’en laisser compter qui n’a de comptes à rendre qu’à la passion...
Ces jeunes que Louis Liébard a choisi d’héberger, sont-ils du reste disposés à vivre en communauté ? Sont-ils capables de faire preuve de fantaisie et de patience, de se montrer créatifs ?… L’homme, rigoureux, que l’on tient pour être l’un des plus grands spécialistes du chant choral, est sensible à des profils où ont déjà émergé un certain nombre de qualités. Celui que beaucoup de stagiaires appellent espièglement Gradu, on n’a jamais su pourquoi, acceptera souvent d’apparaître devant eux en culotte courte, la fameuse culotte dévolue aux Compagnons de France. Il fallait montrer l’exemple et accepter d’avoir froid comme eux, même en plein hiver !
En dehors de Marianne Chassot intéressée dès le départ par l’expérience de Louis Liébard et donc première Compagnonne à avoir intégré la Villa du Point du Jour, d’autres jeunes filles rejoindront la structure un peu plus tard sans pour autant qu’elles y restent toutes en même temps...
A SUIVRE
Jean-Jacques BLANC


Publié dans : Biographie, aspects - Par J-J Blanc, L. Petriac
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