Les marchands de bonheur
*Le nouveau blog des Compagnons* http://lescompagnonsdelachanson.over-blog.com/

MES FIDELITES
de Daniel SAURFELD
Ils sont tous là !... Enfin, presque ! Cliquez et laissez aller les souvenirs...!
*Le nouveau blog des Compagnons* http://lescompagnonsdelachanson.over-blog.com/
Au sein des Compagnons, chacun était identifié par un numéro que l’on allait jusqu’à broder sur les chemises et accessoires de scène.
Sans doute cela avait-il été décidé par souci de simplifier les choses et l’étiquetage voire les recensements opérés…
Si Jean-Louis avait le n° 1 sans doute en raison de son ancienneté dans le groupe, puisqu’il a rejoint le vivier des Compagnons
de la Musique dès octobre 1941, on sait que Jean Broussolle aurait ensuite repris le n° 2 attribué au départ à Marc Herrand ! Mais, Gérard Sabbat a cependant conservé le n° 13 qu’il avait aux
Compagnons de la Musique alors qu’il aurait pu prétendre bénéficier du n° 7. Il en est de même pour Jo, dont on ne sait si son n° 10 viendrait des Compagnons de la
Musique ?
Autres précisions : Guy Bourguignon s’était vu attribuer le n° 4, Hubert le n° 5 et Fred le n°
6.
Il nous manque cependant à propos de cet usage quelques précisions. Dernier arrivé, Paul Buissonneau aurait-il eu le n° 9 repris ensuite par René Mella ? Albert avait-il le n° 3, toujours en
fonction de l’ordre d’arrivée ou le n° 7 qu'il aurait eu aux Compagnons de la Musique, numéro repris par son remplaçant Jean-Pierre Calvet ? Beaucoup de questions restent on le voit en
suspens qui mériteraient d’être éclaircies… De la même façon, nous n’avons pas réussi à savoir de quel numéro avait hérité Gaston…
On l'a oublié et pourtant !...
Pourtant, en cette fin d'année 1946, tout n'était pas rose pour les Compagnons ! Malgré leur premier grand succès des Trois Cloches avec Edith PIAF et malgré quelques nouveaux titres
dont les arrangements de Marc HERRAND faisaient merveille et que les Compagnons enregistreront ou proposeront en représentation en 1947 : Ukraine (de J. Larue), L'enfant au
coeur d'or (de J. Lutèce), Jean le pêcheur (de Louis Amade)... La fameuse tournée américaine prévue et arrachée avec hargne par Edith venait d'être repoussée au grand dam
de nos amis et, au Cabaret des Ambassadeurs, leurs représentations n'avaient, semble-t-il, pas « emballé » un public clairsemé. Ils y avaient pourtant chanté des titres comme
: Perrine, Marianne s'en va t'au moulin, Au clair de la lune, Dieu, que les Mères, Céline, Katia et, bien
entendu Les trois cloches, Margoton, L'ours, Le roi Renaud, La Marie.
De cette période moins faste, terme d'une première année difficile après la constitution d'un groupe décidé à voler de ses propres ailes, il reste une affiche ci-dessus. Les Compagnons
n'imaginaient pas encore ce que 1947 allait leur apporter en termes de notoriété...
Intéressant ce numéro 3 de "Cinquante ans de variétés à la télé" qui était censé couvrir la période télévision allant de 1985
à 2004 et diffusé ce dimanche à 14h55. Peut-être certains d'entre vous l'auront-ils vu ?...
1985 ! Je sais ce qu'évoque pour bon nombre de vous tous cette date... Elle ferait même frémir autant elle rappelle ce qui s'est passé cette année-là. Et oui, vous vous en souvenez, c'est celle
du dernier spectacle des Compagnons de la Chanson au Pavillon Balthar de Nogent sur Marne. Mais c'est aussi celle du démarrage d'une nouvelle ère dont on sait aujourd'hui, hélas, ce qu'elle
véhicule comme clichés, télévisuels et autres. Et tout d'abord, le poids qu'a pris l'Audimat, cette salle bête qui gangrène tout !
Intéressant oui dans la mesure où ont été décortiqués une heure durant les choix des grands mamamouchis télévisuels : Gérard LOUVIN, Jean-Pierre FOUCAULT, Antoine de CAUNES, Pascal SEVRAN,
Laurent BOYER sans oublier... Michel DRUCKER, l'homme qui, paraît-il, aime les artistes !
Ce genre d'émissions a un mérite. Celui de bien replacer les choses dans leur contexte et j'y ai au moins appris les éléments qui entraient en ligne de compte dans le choix des programmations.
Point d'hommage à attendre donc de notre ami Michel DRUCKER auquel nous aurons écrit pas moins de quatre ou cinq lettres ces derniers mois sans obtenir une seule réponse. A l'entendre, les
émissions qu'il produit parmi lesquelles Vivement Dimanche n'existent que pour promouvoir un artiste en activité. C'est du moins ce que l'intéressé a implicitement déclaré.
Vous me permettrez ici de m'étonner que parmi ces artistes en activité, qui nous barbent plus qu'ils ne nous distraient tous les dimanches, puissent figurer des gens comme tous nos politiques
qui, non content de ruiner un peu plus chaque jour nos espoirs de citoyens, viennent nous raconter comment ils passent leurs vacances ou qui ils ont embrassé sur la bouche la semaine d'avant
!
Je suis donc chagrin les amis que notre insistance à vouloir rendre hommage aux Compagnons n'ait pas obtenu le couronnement que nous attendions. Mais cela aura aussi un autre avantage, celui de
finir de me persuader que notre nouveau projet de rencontre Compagnons prévu dans le sud à la fin du Printemps est indispensable ! O combien !
Louis PETRIAC
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