
Le numéro 62 de la revue VINYL de janvier-février, paru hier, consacre dans son dernier numéro un article aux COMPAGNONS DE LA
CHANSON, rédigé par Jean-Paul CHEVALLEY qui est rédacteur de la revue depuis 1994 et qui nous a fait l'amitié à plusieurs reprises de venir nous rendre visite ici.
Nous vous communiquons ci-après le lien Internet* qui permettra à ceux d'entre vous qui le souhaitent, d'acquérir cet exemplaire. A noter que le site, en cours de construction, a prévu d'évoquer
la discographie et une page à nombre d'artistes que nous aimons et dont on ne parle plus aujourd'hui qui ont pourtant laissé leur empreinte dans la Chanson Française.
Nous aurons sans aucun doute l'occasion de revenir sur cet article.
http://v2.friendship-first.com/?site=&page=liste_produits&artiste=2054&produit=1826
par L. Petriac
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Notre ami Claude VERRIER a ressorti dernièrement sur son site musical des Compagnons une chanson que j'avais rarement entendu chantée
par les COMPAGNONS : Jerusalem en or. C'est C. Rivat qui a écrit les paroles françaises de « Yeroushalaïm shel zahav » que l'on doit à Naomi Shemer aujourd'hui disparue qui bénéficiait
en Israël d'une grande notoriété. J'ai voulu en savoir un peu plus à propos de cette chanson chantée en 1967 par Rika Zaraï que les Compagnons reprendront par la suite.
Née en 1930 Naomi Shemer commence à jouer du piano dès l'âge de six ans. À l’âge du service militaire, qu’elle effectue comme toute bonne fille de kibboutz, elle rejoint l’ensemble
musical de l’unité. Une aventure qui, durant cinq décennies, illuminera le paysage culturel israélien. Après des études de musique à la prestigieuse Académie Rubin de Jérusalem, elle rentre
au kibboutz et y compose ses premières chansons. Puis, à l’âge de 26 ans, en 1956, elle part pour Tel Aviv avec son premier mari, le comédien Gidéon Shemer, et leur fille. Elle y écrit les
paroles d’une comédie musicale intitulée Hamesh, Hamesh (« Cinq, cinq »), sur des musiques de Yohanan Zaraï. Le succès est immédiat. Naomi Shemer ne cessera plus d’écrire et de composer.
Dans les années soixante, ses chansons deviennent des classiques. Séparée de son mari, elle fait un séjour à Paris qui l’influencera fortement. De retour en Israël, elle épouse l’avocat et
écrivain Mordehaï Horowitz, dont elle aura un fils. C'est en 1967 qu'elle composera une chanson destinée à être interprétée en deuxième partie du Festival de la chanson israélienne, le 15
mai, jour de l’Indépendance d’Israël. Le maire de Jérusalem, Teddy Kollek, ayant souhaité que cette chanson ait trait à la capitale, Naomi Shemer écrit les paroles et la musique de la
chanson en une nuit après plusieurs semaines d'hésitations. La « Jérusalem d’or » était, à l’époque du Talmud, une sorte de tiare en or surmontée de petites tours évoquant les tour des
murailles de Jérusalem. Les femmes portaient cette « Jérusalem d’or » pour les mariages et les grandes occasions. Le nom est associé à l’histoire de Rabbi Akiva, l’un des plus grands maîtres
de la pensée juive. Akiva, qui très pauvre, épousa une jeune femme qui fut pour cela déshéritée par son père. L’expression passée à la postérité sera utilisée par plusieurs poètes
hébraïques. La première version de la chanson ne contient qu’une allusion à la vieille ville de Jérusalem, alors sous domination jordanienne. Un couplet où elle dit que « les citernes d’eau ont
été asséchées » et que « la place du marché est vide » sera par la suite ajouté. Naomi Shemer, qui chante elle-même fort bien a toujours préféré confier ses chansons à d’autres et ce
sera Shouli Natan qui l'interprétera. Jérusalem d’or devient, en quelques semaines une sorte de deuxième hymne national. À tel point qu’en 1968 le député Uri Avnéry proposera d’en faire l’hymne
national officiel, à la place de l’hymne sioniste Hatikva. L’initiative n’aura cependant pas de suite.
Naomi Shemer est morte le 26 juin 2004, à l’hôpital Ichilov de Tel Aviv. Le lendemain, le premier ministre Ariel Sharon a ouvert la réunion hebdomadaire du gouvernement par un éloge de Naomi
Shemer. La ministre de l’éducation, Limor Livnat, a demandé à toutes les écoles du pays de consacrer une heure à sa mémoire. La poste a annoncé qu’un timbre serait édité pour le premier
anniversaire de sa mort. En 1983, Naomi Shemer avait reçu la plus prestigieuse distinction du pays, le Prix d’Israël, pour l’ensemble de son œuvre. Elle a également été membre de l’Académie de la
langue hébraïque. Autant d’hommages rendus à une personne qui aura incarné, sous sa forme la plus pure, l’alliance de l’héritage juif et de la nouvelle culture populaire israélienne.
Et maintenant, place à la version des COMPAGNONS DE LA CHANSON que notre ami Claude VERRIER vient de mettre au point.
http://www.dailymotion.com/video/x4f6c9_jerusalem-en-or_music
par C. Verrier, L. Petriac
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A nos amours,
Puisque tu vas partir,
C'est l'instant de nous dire
Que nous nous aimerons longtemps, toujours
A nos adieux,
Lorsque tu seras loin
Chaque jour je le crains
Je vais mourir un peu...
Personne n'a oublié mais que sait-on au juste de l'un de ses créateurs : Jacques PLANTE ?
Né en 1920, la vocation du jeune Jacques PLANTE se révèle alors qu'il habite encore chez ses parents dans le 17ème. Il commence à écrire avec Lawrence Riesner, fait ensuite équipe avec
Louguy et la toute jeune Yvette Giraud. "Mademoiselle Hortensia" est leur premier succès. Saisissant les finesses et les impératifs du genre, il module, adapte, couplets et refrains, à
l'évolution de l'artiste. Véritable maître des mots, il traduit "Etoiles des neiges" de l'américain Winkler, pour
Line Renaud, et "Ma petite Folie" de Merrill, il écrit "Maitre Pierre" pour André Claveau, "Domino" pour Georges Guétary, "Les Grands Boul'vards" et "j'aime t'embrasser" pour Yves Montand,
"Chariot" pour Pétula Clark, "Dès que le printemps revient", pour Hugues Aufray, "La Famille", et "Adios Amor", pour la petite Sheila. Auteur prolifique qui a écrit pour plusieurs générations,
Jacques PLANTE fait partie de ces auteurs de la Chanson Française qui sont sortis trop peu souvent de l'ombre. Peu de gens savent d'ailleurs qu'un certain nombre de chansons chantées par Charles
Aznavour sont de son cru.
Les COMPAGNONS DE LA CHANSON lui devront quelques succès comme Maître Pierre arrangé par Marc HERRAND, J'ai promis à mon amour, Sarah, La longue marche, Chaque jour à
la même heure, Peggy o, A nos amours, et avec Aznavour : Camarade, Ce n'est pas un adieu, Les comédiens, Le Mexicain, Les aventuriers,
sans oublier d'autres adaptations comme Telstar, une étoile en plein jour.
Auteur prolifique et homme d'affaires avisé, il montera sa société d'éditions "Caravelle" qui comporte un répertoire de qualité. Jacques PLANTE
nous a quittés en 2003.
Ci-dessus, la pochette du super 45 tours avec Le Mexicain.
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