Les marchands de bonheur
Christian FOUINAT déjà auteur d'un hommage aux COMPAGNONS DE LA CHANSON (ci-dessous)
publié chez DECAL'AGE PRODUCTIONS en 2007
s'apprête à publier au Print. 2011 une biographie avec L. PETRIAC
LES COMPAGNONS DE LA CHANSON : entre mythe et évidences
Plus de 350 pages illustrées dont 24 coul.
Une souscription a été lancée qui vous permet
d'ores et déjà de réserver si vous le souhaitez :
http://ddata.over-blog.com/0/39/80/37/Souscrip-biographie.doc

Par ailleurs, si vous souhaitez vous procurer les timbres poste représentant l'affiche Kiffer, vous pouvez également vous adresser à Jean BOEKHOLT aux Editions de La
Tramontane dont nous vous indiquons le mail : marianais@neuf.fr

Il était tout à fait normal que LA ROUTE ENCHANTEE trouve sa place, ici, aux côtés des autres ouvrages... Et donc, ami internautes, vous allez dorénavant avoir la possibilité de commander sur ce
site l'ouvrage écrit à quatre mains par nos amis Marc HERRAND et Yvette GIRAUD.
Pour commander, rien de plus simple : un petit mot que vous adresserez à leur domicile de Strasbourg, 29 A rue de Wasselonne à 67000 STRASBOURG avec votre règlement de 15,20 € (franco de frais de
port) et Marc s'empressera de vous expédier son ouvrage avec une dédicace. Fantastique non ! Et vous allez vous régaler.

MES FIDELITES
de Daniel SAURFELD
Ils sont tous là !... Enfin, presque ! Cliquez et laissez aller les souvenirs...!
8 octobre 1947* ! Une date qui restera pour les COMPAGNONS DE LA CHANSON une
date magique, celle du départ Gare Saint-Lazare en direction de Dieppe et du ponton d'embarquement de Southampton où les attend le Queen Elisabeth. Ce sera aussi la gifle donnée par Edith PIAF à
Marc HERRAND et à l'ensemble des COMPAGNONS, celle qui symbolisait la concrétisation d'un engagement pris envers ses protégés, engagement qui a mis quelque temps avant de pouvoir
enfin trouver l'heureux dénouement que chacun attendait impatiemment.
* Une recherche plus pointue menée auprès de l'Association des Amis d'Edith PIAF et de Jean-Marie GAILLARD permet de constater qu'une erreur se serait glissée
dans les données biographiques, puisque ce serait le 9 et non le 8 octobre que les jeunes COMPAGNONS DE LA CHANSON auraient embarqué avec Edith pour les Etats-Unis !
Facile d'imaginer l'angoisse qui étreignait les jeunes COMPAGNONS à l'idée d'avoir à affronter un public qu'ils ne sonnaissaient pas encore avec le risque de ne pas
plaire. L'un des dernier repas pris ensemble (photo ci-dessus) donne un apperçu de ce trac visible sur certains visages (Marc HERRAND et Guy BOURGUIGNON)...
Comme le confesse le premier directeur musical des Compagnons dans son livre La route enchantée, les Etats-Unis étaient alors un pays fabuleux pour les musiciens venus d'Europe qui
avaient été privés de musique américaine pendant les années d'occupation allemande. Le moindre drugstore était comble d'un dépaysement total !Tout manquait à Paris et tout s'étalait en abondance
à New York ! Hébergés à l'Hôtel Langwell en plein coeur de Manhattan, suivront ensuite cinq mois de folie avec au programme : quatre semaines à Miami puis Boston
avant de nouvelles représentations à New York.
De leurs premières armes au Play House Theater de New York d'abord loué précautionneusement pour six semaines par les organisateurs Clifford FISCHER et Eddie LEWIS, certains des Compagnons conserveront en mémoire le fait d'avoir tous pu disposer dans chacune de leurs modestes chambres d'une TV mais aussi la vision de colonies monstrueuses de blattes crachées par l'eau des robinets qui donnaient l'impression d'avoir squatté la ville ! Malgré les copieux petits-déjeuners, la vie de vedettes promises soudain au rang de célébrités n'a donc pas été tout à fait celle du paradis. Du moins en octobre 1947 à New York au cours des toutes premières heures avec quinze jours pour se préparer à affronter un nouveau public et un spectacle que devait conclure Edith PIAF. Mais par rapport à la roulotte de la rue de l'Université à Paris et une promiscuité parfois pesante, c'était... C'était l'Amérique !
« Les Compagnons de la Chanson are the hottest french number to hit town since the Normandie fire »... (1) Un four dans le bon sens du terme ! Comme l'aura écrit la presse américaine, cette chaleur s'est immédiatement traduite par un engouement pour neuf garçons qui avaient pour eux une certaine fraîcheur et qui étaient les premiers Français à se produire à Broadway depuis la guerre. Au point qu'ils ont même craint quelque temps d'avoir détrôné leur amie Edith dans le coeur de ce nouveau public immédiatement acquis à leur cause ! Ce qui est sûr c'est que l'aventure américaine aura été dès les premières mesures de l'Ours le déclic, celui qui a permis aux Compagnons de pouvoir bénéficier d'une reconnaissance mondiale à partir de cette fin d'année 1947. Au point que les années suivantes, les tournées devront se répartir moitié en France et en Europe et moitié au Canada et aux Etats-Unis. Pourtant, ça n'était pas gagné d'avance : cent cinquante critiques, une centaine d'invités, de nombreux directeurs de salles de spectacle... Quarante ans après, Hubert a évoqué dans son ouvrage l'émotion qui les rongeait tous et ce trac ou plutôt cette boule dans la gorge, ce poids sur l'estomac, cette angoisse confuse, cette sueur froide qui vous colle dans le dos... En les emmenant avec elle, Edith PIAF aura donc joué un rôle ô combien important dont ses protégés lui rendront grâce jusqu'à sa disparition, à l'automne 1963.
(1) Le numéro des Compagnons de la Chanson est l'événement français le plus brûlant dans cette ville depuis l'incendie du Normandie
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