Les marchands de bonheur
Christian FOUINAT déjà auteur d'un hommage aux COMPAGNONS DE LA CHANSON (ci-dessous)
publié chez DECAL'AGE PRODUCTIONS en 2007
s'apprête à publier au Print. 2011 une biographie avec L. PETRIAC
LES COMPAGNONS DE LA CHANSON : entre mythe et évidences
Plus de 350 pages illustrées dont 24 coul.
Une souscription a été lancée qui vous permet
d'ores et déjà de réserver si vous le souhaitez :
http://ddata.over-blog.com/0/39/80/37/Souscrip-biographie.doc

Par ailleurs, si vous souhaitez vous procurer les timbres poste représentant l'affiche Kiffer, vous pouvez également vous adresser à Jean BOEKHOLT aux Editions de La
Tramontane dont nous vous indiquons le mail : marianais@neuf.fr

Il était tout à fait normal que LA ROUTE ENCHANTEE trouve sa place, ici, aux côtés des autres ouvrages... Et donc, ami internautes, vous allez dorénavant avoir la possibilité de commander sur ce
site l'ouvrage écrit à quatre mains par nos amis Marc HERRAND et Yvette GIRAUD.
Pour commander, rien de plus simple : un petit mot que vous adresserez à leur domicile de Strasbourg, 29 A rue de Wasselonne à 67000 STRASBOURG avec votre règlement de 15,20 € (franco de frais de
port) et Marc s'empressera de vous expédier son ouvrage avec une dédicace. Fantastique non ! Et vous allez vous régaler.

MES FIDELITES
de Daniel SAURFELD
Ils sont tous là !... Enfin, presque ! Cliquez et laissez aller les souvenirs...!
Vous êtes quelques-uns à vous être demandés pour quelle raison cette séance dédicace d'un ouvrage hommage
avait eu lieu à Lyon et pourquoi dans le quartier du Point du Jour...
Je répondrai que le Point du Jour constitue à mes yeux un quartier mythique, et depuis octobre 2002, qu'il est directement rattaché à l'inauguration de la Place des Compagnons de la Chanson. Il
était donc presque normal que cette manifestation ait lieu à l'endroit qui avait vu naître et se former le groupe.
C'est en effet en 1941 que Louis LIEBARD, sa femme et ses cinq enfants se sont installés dans la maison de la rue de Champvert, au n° 10 qui, à l'époque, portait encore le nom de Chemin de
Champvert, le quartier du Point du Jour n'étant alors que la banlieue de Lyon et non comme il l'est devenu depuis l'un des arrondissements de la métropole rhodanienne. Une grande bâtisse composée
au rez-de-chaussée d'un bureau, celui de Louis LIEBARD, d'un secrétariat, d'un studio de répétition et d'une longue cuisine-office-salle à manger. Au premier étage se trouvaient les appartements
privés de la famille LIEBARD et au dernier de petites chambres mansardées sommairement meublées de châlits, d'armoires bancales et de chaises dépaillées. Ce sont dans ces chambres que les
Compagnons dormaient au nombre d'une vingtaine au début de l'aventure.
Louis LIEBARD, ancien assistant du maître de chapelle de la Cathédrale de Dijon avait une passion dévorante pour la musique et le chant choral et il avait voulu fonder un groupe d'expression
artistique dès 1941 qui comptait des jeunes de 16 à 20 ans qui avaient fui la France occupée et s'étaient retrouvés sans ressources en zone libre. C'est d'un groupe composé au départ
d'éléments venus de tous les coins de France qu'ont été tirés ensuite les futurs COMPAGNONS DE LA MUSIQUE.
LIEBARD qui se faisait appeler "chef" menait sa petite troupe d'une main de fer. Nombreux étaient les appelés et rares étaient les élus qui y demeuraient. Beaucoup n'avaient aucune formation
musicale et les activités de la vie communautaire étaient très dures : au lever du lit, rassemblement dans la parc pour l'appel et le lever des couleurs, les corvées quotidiennes après un petit
déjeuner fait d'ersatz de café et de pain noir. Elles consistaient à un râtissage des allées, le ménage, des travaux de secrétariat et des courses au village pour la nourriture car, à l'époque,
la rue de Champvert n'était pas urbanisée comme elle l'est devenue aujourd'hui.
La discipline de Louis LIEBARD s'exerçait
dès le matin par le cours de solfège et le décrassage des voix par des vocalises. Il tenait à faire partager son amour de la musique, des vieilles chansons et du folklore. Beaucoup plus
exaltants se révélaient être les après-midi où avaient lieu des travaux collectifs de création. Chacun y donnait libre cours à son imagination et la maison résonnait de la folle
activité de jeunes artistes saisis par l'inspiration. C'est à cette époque que s'est révélé le talent de jongleur et de prestidigitateur d'ALBERT, le "petit rouquin" et les goûts de Marc
HERRAND pour l'harmonisation. Les plus anciens du quartier se souviennent des représentations qui étaient données à la salle du Foyer par tous ces joyeux lurons que l'on côtoyait chez les
commerçants ou dans les trolleybus...
(Suite du récit prochainement)
à bientôt avec Louis. et Merci encore à nos Hôtes
Jacques, votre maman aurait-elle connu Gérard "en culottes courtes"?
Amis lyonnais,peut-être que certains d'entre vous qui venez sur ce site avez connu cette ruche bourdonnante ou bien connaissez-vous quelqu'un qui pourrait nous faire partager ses souvenirs?