Les marchands de bonheur
Christian FOUINAT déjà auteur d'un hommage aux COMPAGNONS DE LA CHANSON (ci-dessous)
publié chez DECAL'AGE PRODUCTIONS en 2007
s'apprête à publier au Print. 2011 une biographie avec L. PETRIAC
LES COMPAGNONS DE LA CHANSON : entre mythe et évidences
Plus de 350 pages illustrées dont 24 coul.
Une souscription a été lancée qui vous permet
d'ores et déjà de réserver si vous le souhaitez :
http://ddata.over-blog.com/0/39/80/37/Souscrip-biographie.doc

Par ailleurs, si vous souhaitez vous procurer les timbres poste représentant l'affiche Kiffer, vous pouvez également vous adresser à Jean BOEKHOLT aux Editions de La
Tramontane dont nous vous indiquons le mail : marianais@neuf.fr

Il était tout à fait normal que LA ROUTE ENCHANTEE trouve sa place, ici, aux côtés des autres ouvrages... Et donc, ami internautes, vous allez dorénavant avoir la possibilité de commander sur ce
site l'ouvrage écrit à quatre mains par nos amis Marc HERRAND et Yvette GIRAUD.
Pour commander, rien de plus simple : un petit mot que vous adresserez à leur domicile de Strasbourg, 29 A rue de Wasselonne à 67000 STRASBOURG avec votre règlement de 15,20 € (franco de frais de
port) et Marc s'empressera de vous expédier son ouvrage avec une dédicace. Fantastique non ! Et vous allez vous régaler.

MES FIDELITES
de Daniel SAURFELD
Ils sont tous là !... Enfin, presque ! Cliquez et laissez aller les souvenirs...!
2ème extrait :
En ce mois de Novembre 1941, sont déjà installés dans la demeure de
la famille Chomel louée par les Liébard chemin de Champvert à Lyon, les premiers piliers d’un édifice collectif que l’ancien assistant du maître de chapelle de la Cathédrale de Dijon a choisi de
mettre en place en ces temps troubles, dans une zone qui n’a de libre que le nom.
Dans cette zone qui n’est pas encore occupée à l’automne 41, l’objectif que Louis Liébard s’est assigné en créant les Compagnons de la Musique est d’enseigner le solfège à des jeunes et de leur faire étudier le chant et l’art scénique dans le cadre d’une expérience communautaire. Ne s’agit-il pas aussi, parallèlement à un objectif d’éducation parfaitement défini par le Gouvernement de Vichy, de réhabiliter la vieille chanson populaire traditionnelle et les vieux airs folkloriques du pays ? Avec l’aide de Maurice Meyer (baryton), de Roger Hermann (basse), de Jean Verline (ténor) avec lesquels il travaille déjà depuis quelques mois (voir photo où ils jouent tous de la flûte), il travaillera à un nouveau concept, celui de la chanson animée, faisant en sorte de compléter la partie vocale par un jeu de scène visuel et collectif où tout sera démultiplié, les réactions comme les effets.
Marc Herrand a parlé à cet égard de révolution menée dans la chanson folklorique française. Ce vaste projet mené avec l’aide d’André Cruiziat, l’un des fondateurs des nouveaux Compagnons de France, s’appuiera sur la création d’une équipe de démonstration devenue opérationnelle à partir de l’été 1942 après six mois de répétitions. Elle fera la réputation et la renommée des Compagnons de la Musique avant, quelques années plus tard, de servir de tremplin à huit garçons désireux de conquérir le monde qui deviendront célèbres sous le nom de Compagnons de la Chanson.
Que sait-on à propos de Louis Liébard ?… On sait que l’homme s’est évadé au début de l’année 1941 d’un train de marchandises en gare de Nancy et, peu de temps après, qu’il est parvenu à créer au sein de l’association Jeune France une première équipe d’expression musicale...
Les répétiteurs et moniteurs dont il s’est entouré, sont pour certains d’entre eux déjà rompus au domaine musical et au chant. Maurice Meyer qui passe pour être le plus ancien de ceux-ci, pratique déjà l’art de la musique depuis quelques temps. Tout comme Roger Hermann, Jean Verline, l’accordéoniste François Miellot fasciné par la lutte, dont on a dit qu’il était plus expert en prises de terre qu’en clés de sol. Professeurs de mime, de danse ou d’instruments, ils logeront au premier étage de la Villa avec la famille Liébard bien avant les premiers élèves mais rarement en même temps tous les quatre. S’ajoutent à la petite équipe, un cuisinier, son aide, un intendant et… Madame Liébard, l’épouse du maître des lieux...
Passionné par le chant choral et l’harmonie, Louis Liébard a certes profité de la volonté de Vichy de promouvoir la culture pour imposer un projet qui lui permettait d’éduquer des jeunes sans grands moyens. Mais il a su, aussi, y apporter une vision novatrice. Il manquait une structure pour les accueillir, il en a créé une et, on le verra, ils seront quelques-uns à se succéder chez lui dans cette Villa du Point du Jour. Une sorte d’îlot préservé dans la région lyonnaise où on avait le sentiment que rien de fâcheux ne pouvait arriver. Ils seront une quinzaine à en bénéficier à partir de décembre 1941.
A SUIVRE
Jean-Jacques BLANC
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