Il est paru !
Un document essentiel !
On peut commander
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... et se procurer le dossier de presse !
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Il était tout à fait normal que LA ROUTE ENCHANTEE trouve sa place, ici, aux côtés des
autres ouvrages... Et donc, ami internautes vous allez dorénavant avoir la possibilité de commander sur ce site l'ouvrage écrit à quatre mains par nos amis Marc HERRAND et Yvette GIRAUD.
Pour commander, rien de plus simple : un petit mot que vous adresserez à leur domicile de Strasbourg, 29 A rue de Wasse-lonne à 67000 STRASBOURG avec votre règlement de 15,20 € (franco de frais
de port) et Marc s'empressera de vous expédier son ouvrage avec une dédicace. Fantastique non ! Et vous allez vous régaler.
Une vidéo retrouvée sur Truevo revient sur l'un des succès majeurs d'Yvette : Que reste-t-il de nos amours ?
http://www.truveo.com/Yvette-Giraud-Que-restetil-de-nos-amours/id/5165534
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EXTRAITS n° 5...
... Survient le 5 avril 1944, la fameuse
soirée de gala des Cheminots à la Comédie Française où ils rencontrent pour la première fois Edith Piaf, répondant à une invitation de la comédienne Marie Bell. Leur prestation durant la nuit du
cinéma à Lyon les a fait remarquer quelques semaines auparavant par Louis Seigner, Sociétaire de la Comédie Française, et une telle invitation ne pouvait se refuser.
Cette présence leur permettra d’élargir singulièrement leur univers puisqu’après avoir rencontré pendant cette nuit du cinéma au Pathé-Cinéma à
Lyon, outre Charles Moulin, le berger de la Femme du boulanger, un film de Marcel Pagnol, et quelques autres artistes promis à des lendemains glorieux comme Maurice Baquet, ils
rencontreront à Paris, Edith. On sait ce qu’il en adviendra.
Dans son " Nous, les Compagnons de
la Chanson " Hubert indique que l’équipe des Compagnons de la Musique dépêchée à Paris était composée, ce soir-là, de : Jean-Louis, d’Albert, de Marc, d’Hubert, de Fred, de Guy, de Jean
Vergnaud, de Jean Verline et de Paul Lévy dit Leblond. Mais sans qu’aucune des filles de la troupe n’ait été autorisée à se produire... alors qu'elles les avaient accompagnés découvrant à
l'occasion le métro parisien...
Du mois d’Octobre 1941 à Février 1946, quatre ans et demi de vie communautaire vont s’écouler. Tant à
Lyon que dans la région parisienne. C’est beaucoup, surtout en temps d’occupation, compte tenu de la gravité de la
situation et des menaces que l’occupant nazi a fait notamment peser sur la communauté lyonnaise à partir de 1943. La suppression de la ligne de démarcation et l’instauration du STO en
remplacement des chantiers de la jeunesse. Cela sous-entend que beaucoup de mouvements ont eu lieu au sein du groupe. Certains éléments n’ont donc fait que passer chemin de Champvert sans jamais
avoir l’insigne honneur d’être retenus pour une représentation par Louis Liébard et leur nom restera peut être à jamais inconnu. D’autres, déjà cités, quitteront le groupe avant 1946. Guy Bouxin
en fait partie. Ces jeunes stagiaires seront remplacés par de nouveaux arrivants à des dates qui n’ont pas toujours été précisées, parmi lesquels : Mireille Coutelen (devenue Mimi Lancelot) et
Jacques Bodoin.
Jacques Bodoin et un humour dévastateur qui fera rire par la suite, ne restera que quelques mois chez
Liébard. Ancien résistant, ses faits d’armes en font un personnage qui ne craint pas de s’opposer avec répartie aux ordres de celui qu’il se plaît à appeler " chef ". Son apport
permettra aux Compagnons de la Musique d’élargir leur répertoire en proposant davantage de fantaisie à leurs représentations...
En Janvier 1945, certains des Compagnons de la Musique que beaucoup connaîtront mieux sous le nom de Compagnons de la Chanson partent faire leur service militaire et intègrent le Théâtre aux
Armées. Ils y officieront au sein d’une chorale de la 14ème région Militaire de Lyon et passeront leur service à distraire les autres soldats sans être pour autant affectés en caserne. Ce qui
leur vaudra de regagner leur cantonnement du chemin de Champvert qu’ils ne quitteront que pour aller prendre leurs repas au mess de la place Bellecour… C’est à cette époque
qu’arrivent : Gérard Sabbat puis Paul Catrin. Jo Frachon dont la grande taille l’avait fait tout d’abord refuser par Louis Liébard a intègré finalement quelques semaines plus
tôt les Compagnons de la Musique grâce, semble-t-il, à l’insistance de Fred Mella. Hubert Lancelot évoque succinctement cette "Période Ville d’Avray" dans son ouvrage de référence sur
les Compagnons.
Une lettre de Louis Liébard, adressée à Paul Catrin le 31 Mai 1945, donne une idée de l’organisation qui prévalait toujours au sein de la structure du chemin de Champvert, malgré l’embrigadement
militaire de certains éléments...
Peu après leur démobilisation, les spectacles donnés par les Compagnons de
la Musique enrôlés s’enchaînent : l’Européen à Clichy, l’ABC à Paris sur les boulevards, les Folies Belleville et Bobino ainsi que le Lido. Il est indéniable qu’une voie royale vient de
s’ouvrir, que l’attitude de réserve de Louis Liébard, décidé à mettre un terme à cette expérience music-hall, ne parviendra pas à ébranler.
Et puis, survient le jour de la célèbre Saint-Valentin de Février 1946… L’épisode est connu et l’ensemble des biographies parues ont évoqué cette
scission avec un luxe de détails. En substance, disons seulement que la créativité de huit des Compagnons de la Musique se trouvait par trop réprimée et que la tutelle pesante de Louis Liébard ne
leur convenait plus. Au sortir de leur séjour à Ville d’Avray, il n’était plus question pour eux de regagner Lyon et leur premier asile du Point du Jour. Par ailleurs, il apparaît aujourd’hui que
ce dernier brûlait d’une volonté de demeurer le seul maître du choix de leur répertoire sans céder à la première mode venue ni à la chanson moderne.
Que s’est-il passé après le départ des huit premiers Compagnons de la Musique en Février 1946 ?
Louis Liébard se retrouve subitement avec Maurice Meyer, Jean Verline, Roger Mansuy et Paul Catrin au sein d’une structure allégée. Arrivent : Adrien Vésin et Yves Tessier. Si j’en crois
certaines photos, Liébard s’est quelquefois produit lui-même en représentation avec ces six Compagnons de la Musique-là reprenant les versions d’airs traditionnels qu’il avait demandé à ses
premiers garçons d’interpréter avec le succès qu’on leur connaît : Perrine était servante continuera d’en faire partie indépendamment de la version interprétée de leur côté par les
Compagnons de la Chanson...
A SUIVRE
Jean-Jacques BLANC

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