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Dimanche 1 février 2009 7 01 /02 /Fév /2009 00:01

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« Il fut un temps où j'ai ressenti un urgent besoin de m'exprimer seul en scène car, un soir, j'ai vu une hydre à neuf têtes et un seul corps et je me suis imaginé coupant ma tête. Mais je réalisai que sans corps, j'allais mourir. A partir de ce moment-là, j'ai suivi des cours de chant, de comédie et de danse. J'ai écrit des chansons, j'ai créé ma mise en scène, mes éclairages et mes costumes et grâce à tout ce travail personnel vous allez voir réunis mon corps et ma tête ».
Ainsi s'exprimait Jean ALBERT que nous surnommons toujours affectueusement "Le p'tit rouquin" lorsqu'il a eu à justifier son départ des COMPAGNONS DE LA CHANSON pour tenter de voler de ses propres ailes.
Comme l'a souligné Roger BRIAND de Radio-Canada, la vocation naît brutalement avec la violence passionnelle du coup de foudre ! Et faire cavalier seul après avoir connu le travail d'équipe s'avère parfois difficile. Après solitude, déception, courage, amour de la chanson se sont mélangés au fil des jours qui l'auront poussé à le partager en instituant un cours d'interprétation. Avant qu'il remonte en scène, seul, pour y donner un spectacle écrit et composé par lui... 
Yvon GODBOUT, le pianiste de Jean ALBERT a collaboré avec lui une douzaine d'années entre 1978 et 1990. Il témoigne lui aussi des nombreuses qualités de notre "tache de soleil" qui, contrairement à ce que l'on a parfois affirmé, était doté d'une belle voix de ténor lyrique. Mais les nombreux documents qu'il a fait parvenir à Jean BOEKHOLT à Montpellier abordent tellement de détails sur les différentes prestations canadiennes de Jean ALBERT qu'il nous était difficile de ne pas en évoquer quelques-unes.
Gilbert GAGNON, producteur qui a également été le régisseur du 2ème Festival d'art pyrotechnique de Montréal a lui-même rencontré notre "petit rouquin" durant l'été 1981 au Kiosque International puisqu'il a eu l'occasion de superviser et de diriger la régie du spectacle. Pour lui, Jean restera une légende vivante hors de son temps. C'était quelqu'un qui venait d'une époque où seuls les artistes de renom sortaient victorieux des feux de la scène.

Né en 1920 à Pessac dans le Sud-Ouest au sein d'un milieu rural, Jean dont le patronyme ALBERT avait effacé jusqu'à l'existence même d'un prénom pourtant bien de chez nous, a longtemps fait partie des COMPAGNONS DE LA CHANSON. Responsable de leurs premiers matériels dès février 46, il en était même l'un des fondateurs puisque comme beaucoup d'autres, il avait fait ses "classes" au sein des Compagnons de la Musique de Louis LIEBARD. Après une adolescence vécue dans "les multiformes activités du cirque (cf. Guy Cormier, La Presse), du clown au trapéziste, du cavalier à l'équiulibriste, son séjour au sein de la troupe des premiers COMPAGNONS DE LA MUSIQUE ne pouvait que prendre tout son sens. Sensible aux vertus du cirque qui lui avait valu de quitter les siens très jeune, il aimait d'ailleurs se présenter aux autres comme un enfant de la balle.
Il partageait avec Marc HERRAND et Jean-Louis JAUBERT l'une des chambres du deuxième étage de la Villa du Point du Jour de Louis LIEBARD. "Albert" qui, de l'avis de Marc donnait souvent le sentiment d'être monté sur des ressorts, a apporté au groupe un incontestable talent que les premières créations de l'ensemble mettaient sans doute encore plus en valeur. Comme si elles avaient été écrites spécialement pour lui ! Il suffit de le revoir dans les Trois cloches ou encore dans C'est pour ça, la chanson issue du film : Neuf garçons et un coeur, voire même dans Perrine était servante dont vous trouverez sur ce site quelques extraits vidéo pour s'en convaincre. Lors de l'arrivée de René MELLA au sein du groupe à l'automne 1950, c'est d'ailleurs lui qui lui servira de répétiteur pour la partie sketches des COMPAGNONS ! 
Ce n'est qu'en 1956 qu'il quittera les Compagnons pour tenter une carrière en solo. Après une quinzaine d'années passées avec certains d'entre eux. Surnommé « la tache de soleil par Edith PIAF, il est resté pour beaucoup « Albert le P'tit rouquin » dont la chevelure à elle seule le faisait repérer au premier coup d'oeil. A un point tel que les Américains, fascinés par sa ressemblance avec l'un des premiers grands de Hollywood, avaient même voulu en faire une sorte de James Cagney bis ! 
Celui dont Fred MELLA a dit qu'il était « un bon Compagnon » ne connaîtra cependant pas la fin envieuse que ses premières armes auraient mérité. Peut-être parce qu'il avait cru devoir voler de ses propres ailes et devenir enfin une vedette à part entière sans en mesurer tous les pièges et qu'il aurait, selon Hubert, été victime d'un entourage sans scrupules. Cette nouvelle carrière le conduira même sur les plateaux de cinéma et lui vaudra de jouer sous la direction de Claude TRENET le rôle d'un fonctionnaire rêveur (1969).
Jean ALBERT est décédé au Canada en 2003 laissant une fille : Sophie, derrière lui.

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Ici, en répétition parmi les Compagnons du début (1946/1947) Jean avec ses bretelles est entre Paul Buissonneau et Hubert Lancelot



Par L. Petriac - Publié dans : Biographie, aspects
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