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La chronique-entretien consacrée par FRANCE MUSIQUE "Ecoutez-moi Benoît" à la sortie du portrait de Marc :

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Mercredi 14 janvier 2009 3 14 /01 /Jan /2009 17:14

Né à Saint-Vallier dans la Drôme le 15 décembre 1920, c'était, avec Fred, l'autre charmeur du groupe et, de l'avis de son ami Hubert LANCELOT avec lequel il était très lié, personne n'y résistait. 
Enjôleur, spirituel, quelquefois anxieux et pessimiste, auteur-compositeur de talent, perfectionniste intraitable et travailleur acharné, parfois chanteur en soutien de Fred, Jean BROUSSOLLE savait tout faire : arrangements, créations, valorisations d'airs déjà connus... Licencié-es-lettres, excellent musicien, capable de jouer de plusieurs instruments, Jean, qu'Albert BATTEUX, célèbre entraîneur de football des années soixante, avait comparé à un joueur apte, aussi bien à défendre qu'à attaquer, intercepter ou marquer des buts, restera celui qui, avec Jean-Pierre CALVET, aura donné un nouvel élan aux COMPAGNONS DE LA CHANSON. 
C'est en Mars 1952, au moment même où ils entreprenaient une nouvelle tournée aux Etats Unis que Marc HERRAND qui avait lui-même succédé à Louis LIEBARD en Février 1946 a souhaité quitter le groupe. Pour devenir le chef d'orchestre, pianiste et arrangeur d'Yvette GIRAUD. Repéré par Jean-Louis JAUBERT au sein d'un orchestre dans le sud de la France quelques mois auparavant, Jean BROUSSOLLE, baryton, fera très vite l'unanimité des suffrages. Mais il faudra cependant attendre 1956 et l'arrivée de Jean-Pierre CALVET pour que la doublette CALVET-BROUSSOLLE s'engage dans une voie nouvelle en adaptant de grands airs souvent issus d'Amérique du Sud comme le Vénus du Brésilien V. de MORAES ou les mélodies de Pete de ANGELIS. Tout le monde est unanime sur un point : les vingt années passées au sein des COMPAGNONS DE LA CHANSON que Jean quittera fin 1972 laissant la place à Gaston, ont laissé une trace, sans aucun doute celle qui caractérise leur deuxième époque, celle de la transition entre la période "choral" et la période "instrumental". 
Profondément épris de liberté et attiré par les chevaux et la Camargue, parolier à succès, il est l'auteur des paroles de titres comme : Alors raconte en collaboration avec Gilbert Bécaud, Le violon de tante Estelle (1955), Gondolier (1957), Guitare et tambourins, Si tu vas à Rio, Mélodie perdue (1958), Le marchand de bonheur, Vénus, Ronde mexicaine, Nathalie s'en va (1959), Allez savoir pourquoi, Bras dessus, bras dessous (1960), Notre concerto, Marin, Si tous les oiseaux, L'enfant de bohème (1961), Le coeur en bandoulière, Le Mexicain, Cheveux fous et lèvres roses (1962), De ville en ville (1963), Des milliers de soldats, Mon espagnole, La Costa BravaTumbalala (1965), Le temps des étudiants (1966), Maria souviens-toi (1967), Le coeur en fête (1970), Merci Satchmo (1971). Ils s'ajoutent à de nombreuses autres créations parmi lesquelles quantités de sketches comme : Gontran, Le violon de tante Estelle, Les tourlourous, Les Ecossais, Les jumelles de marine, Les tyroliens et une opérette comme : Minnie Moustache. 
Sans oublier le Piccolo Saxo dû à une collaboration avec André Popp... 
Piccolo Saxo, sur cinq CD, est une magnifique invitation faite aux jeunes enfants de découvrir l'univers de la musique sur une orchestration d'André POPP. Les instruments ont pris le temps d'un conte la parole pour entraîner avec eux tout un public dans de merveilleuses histoires où toute la poésie de Jean BROUSSOLLE transparaît dans des textes joliment écrits. L'histoire contée par le regretté François PERIER ajoute à la magie de ce travail qui a dû ravir nombre de gamins en culottes courtes ! 
Le temps des étudiants écrite en 1966 est une chanson autobiographique car ce temps-là, c'était aussi celui de la jeunesse de Jean BROUSSOLLE. Avant d'être débauché par Jean-Louis JAUBERT dans un orchestre en province, notre talentueux arrangeur avait pas mal écumé le Paris de la nuit et traîné du Tabou à la Rose rouge. Voire à la terrasse du Flore ou à celle des Deux magots pendant la journée. Eh oui, c'était un temps où la jeunesse d'après guerre découvrait le jazz "New Orleans" de Claude Luter dans les caves enfumées de Saint-Germain des Prés. Avec cette chanson, Jean rappelait opportunément, non aux jeunes mais aux parents, qu'ils avaient eu, eux aussi, les cheveux un peu trop longs et que le boogie woogie avait lui-même succédé au charleston, lequel venait de prendre la suite du fox-trot !
En 1973 et 1974, après avoir quitté les Compagnons, Jean BROUSSOLLE aura l'occasion de proposer son talent à d'autres grands interprètes comme Sacha Distel. Et du talent, il en avait. Il suffit pour s'en convaincre de relire avec plaisir les quelques lignes ci-après qu'il avait écrites* à propos du Compagnon de la Chanson en tournée. C'était et c'est toujours un sommet de drôlerie. Les quelques extraits repris ci-dessous le montrent. A noter que l'ensemble de cette oeuvre est parue dans l'ouvrage hommage de Christian FOUINAT sorti le mois dernier et que vous pouvez vous procurer, soit chez votre libraire habituel, soit en passant directement une commande chez DECAL'AGE PRODUCTIONS Editions. 
Jean BROUSSOLLE nous a quittés en 1984 et repose aux Baux-de-Provence sous ce soleil qu'il aimait tant.

(*) « ...Quelquefois, le Compagnon, prévoyant par nature, instruit de la renommée culinaire d’un Chef qui a bien voulu lui assurer le couvert après le spectacle, pousse l’hypocrisie jusqu’à inviter ce dernier à la représentation, afin d’être bien sûr qu’il ne s’endormira pas dans ses sauces en l’attendant. Mieux vaut le voir dormir au spectacle, on est sûr qu’on le tient…
Car le Compagnon qui vient de chanter a faim. Et un Compagnon qui a faim est un affamé comme le Compagnon qui a soif est un chameau altéré par six mois de désert. Le Compagnon boit peu, mais il veut être le premier à boire comme il veut être le premier à manger.
Alors, malheur au garçon de restaurant qui le sert, s’il n’a pas l’esprit et le geste vifs. Il risque la dépression nerveuse. Mais s’il sort vainqueur de l’épreuve, il est de santé robuste et doit courir en toute logique, et indoor, le cent mètres en onze secondes…»

Par louis petriac - Publié dans : Biographie, aspects
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