Les marchands de bonheur
Christian FOUINAT déjà auteur d'un hommage aux COMPAGNONS DE LA CHANSON (ci-dessous)
publié chez DECAL'AGE PRODUCTIONS en 2007
s'apprête à publier au Print. 2011 une biographie avec L. PETRIAC
LES COMPAGNONS DE LA CHANSON : entre mythe et évidences
Plus de 350 pages illustrées dont 24 coul.
Une souscription a été lancée qui vous permet
d'ores et déjà de réserver si vous le souhaitez :
http://ddata.over-blog.com/0/39/80/37/Souscrip-biographie.doc

Par ailleurs, si vous souhaitez vous procurer les timbres poste représentant l'affiche Kiffer, vous pouvez également vous adresser à Jean BOEKHOLT aux Editions de La
Tramontane dont nous vous indiquons le mail : marianais@neuf.fr

Il était tout à fait normal que LA ROUTE ENCHANTEE trouve sa place, ici, aux côtés des autres ouvrages... Et donc, ami internautes, vous allez dorénavant avoir la possibilité de commander sur ce
site l'ouvrage écrit à quatre mains par nos amis Marc HERRAND et Yvette GIRAUD.
Pour commander, rien de plus simple : un petit mot que vous adresserez à leur domicile de Strasbourg, 29 A rue de Wasselonne à 67000 STRASBOURG avec votre règlement de 15,20 € (franco de frais de
port) et Marc s'empressera de vous expédier son ouvrage avec une dédicace. Fantastique non ! Et vous allez vous régaler.

MES FIDELITES
de Daniel SAURFELD
Ils sont tous là !... Enfin, presque ! Cliquez et laissez aller les souvenirs...!
Le titre figure rarement aux premières places du répertoire des COMPAGNONS DE LA CHANSON et pourtant ! Jerusalem en or est
l'une des très belles réussites et elle fera d'ailleurs prochainement partie du CD hommage que nous prépare notre ami David OLAIZOLA. C'est C. Rivat qui a écrit les paroles françaises de «
Yeroushalaïm shel zahav » que l'on doit à Naomi Shemer aujourd'hui disparue qui bénéficiait en Israël d'une grande notoriété. J'ai voulu en savoir un peu plus à propos de cette chanson
chantée en 1967 par Rika Zaraï que les Compagnons reprendront par la suite.
Née en 1930 Naomi Shemer commence à jouer du piano dès l'âge de six ans. À l’âge du service militaire, qu’elle effectue comme toute bonne fille de kibboutz, elle rejoint l’ensemble
musical de l’unité. Une aventure qui, durant cinq décennies, illuminera le paysage culturel israélien. Après des études de musique à la prestigieuse Académie Rubin de Jérusalem, elle rentre
au kibboutz et y compose ses premières chansons. Puis, à l’âge de 26 ans, en 1956, elle part pour Tel Aviv avec son premier mari, le comédien Gidéon Shemer, et leur fille. Elle y écrit les
paroles d’une comédie musicale intitulée Hamesh, Hamesh (« Cinq, cinq »), sur des musiques de Yohanan Zaraï. Le succès est immédiat. Naomi Shemer ne cessera plus d’écrire et de composer.
Dans les années soixante, ses chansons deviennent des classiques. Séparée de son mari, elle fait un séjour à Paris qui l’influencera fortement. De retour en Israël, elle épouse l’avocat et
écrivain Mordehaï Horowitz, dont elle aura un fils. C'est en 1967 qu'elle composera une chanson destinée à être interprétée en deuxième partie du Festival de la chanson israélienne, le 15
mai, jour de l’Indépendance d’Israël. Le maire de Jérusalem, Teddy Kollek, ayant souhaité que cette chanson ait trait à la capitale, Naomi Shemer écrit les paroles et la musique de la
chanson en une nuit après plusieurs semaines d'hésitations. La « Jérusalem d’or » était, à l’époque du Talmud, une sorte de tiare en or surmontée de petites tours évoquant les tour des
murailles de Jérusalem. Les femmes portaient cette « Jérusalem d’or » pour les mariages et les grandes occasions. Le nom est associé à l’histoire de Rabbi Akiva, l’un des plus grands maîtres
de la pensée juive. Akiva, qui très pauvre, épousa une jeune femme qui fut pour cela déshéritée par son père. L’expression passée à la postérité sera utilisée par plusieurs poètes
hébraïques. La première version de la chanson ne contient qu’une allusion à la vieille ville de Jérusalem, alors sous domination jordanienne. Un couplet où elle dit que « les citernes d’eau ont
été asséchées » et que « la place du marché est vide » sera par la suite ajouté. Naomi Shemer, qui chante elle-même fort bien a toujours préféré confier ses chansons à d’autres et ce
sera Shouli Natan qui l'interprétera. Jérusalem d’or devient, en quelques semaines une sorte de deuxième hymne national. À tel point qu’en 1968 le député Uri Avnéry proposera d’en faire l’hymne
national officiel, à la place de l’hymne sioniste Hatikva. L’initiative n’aura cependant pas de suite.
Naomi Shemer est morte le 26 juin 2004, à l’hôpital Ichilov de Tel Aviv. Le lendemain, le premier ministre Ariel Sharon a ouvert la réunion hebdomadaire du gouvernement par un éloge de Naomi
Shemer. La ministre de l’éducation, Limor Livnat, a demandé à toutes les écoles du pays de consacrer une heure à sa mémoire. La poste a annoncé qu’un timbre serait édité pour le premier
anniversaire de sa mort. En 1983, Naomi Shemer avait reçu la plus prestigieuse distinction du pays, le Prix d’Israël, pour l’ensemble de son œuvre. Elle a également été membre de l’Académie de la
langue hébraïque. Autant d’hommages rendus à une personne qui aura incarné, sous sa forme la plus pure, l’alliance de l’héritage juif et de la nouvelle culture populaire israélienne.
Et maintenant, place à la version des COMPAGNONS DE LA CHANSON que notre ami Claude VERRIER nous avait apporté voici quelques mois déjà.
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