Les marchands de bonheur
Christian FOUINAT déjà auteur d'un hommage aux COMPAGNONS DE LA CHANSON (ci-dessous)
publié chez DECAL'AGE PRODUCTIONS en 2007
s'apprête à publier au Print. 2011 une biographie avec L. PETRIAC
LES COMPAGNONS DE LA CHANSON : entre mythe et évidences
Plus de 350 pages illustrées dont 24 coul.
Une souscription a été lancée qui vous permet
d'ores et déjà de réserver si vous le souhaitez :
http://ddata.over-blog.com/0/39/80/37/Souscrip-biographie.doc

Par ailleurs, si vous souhaitez vous procurer les timbres poste représentant l'affiche Kiffer, vous pouvez également vous adresser à Jean BOEKHOLT aux Editions de La
Tramontane dont nous vous indiquons le mail : marianais@neuf.fr

Il était tout à fait normal que LA ROUTE ENCHANTEE trouve sa place, ici, aux côtés des autres ouvrages... Et donc, ami internautes, vous allez dorénavant avoir la possibilité de commander sur ce
site l'ouvrage écrit à quatre mains par nos amis Marc HERRAND et Yvette GIRAUD.
Pour commander, rien de plus simple : un petit mot que vous adresserez à leur domicile de Strasbourg, 29 A rue de Wasselonne à 67000 STRASBOURG avec votre règlement de 15,20 € (franco de frais de
port) et Marc s'empressera de vous expédier son ouvrage avec une dédicace. Fantastique non ! Et vous allez vous régaler.

MES FIDELITES
de Daniel SAURFELD
Ils sont tous là !... Enfin, presque ! Cliquez et laissez aller les souvenirs...!
Une performance et une fidélité qui n'est pas passée inaperçue ! Celle de Mireille TESTAUX de Frontignan ! Du
moins s'il faut en croire l'article paru dans un média au lendemain du dernier récital de Fred MELLA à Nyons dans la Drôme !
Le carnet ci-dessus, c'est d'ailleurs l'un de ceux que Mireille a conservés. Avec un billet de représentation, ce carnet soigneusement étiqueté avec une dymo
est le témoin de toutes ces années passion vécues à leurs côtés. Celles d'une admiratrice de base qui, bien entendu, n'a pas raté la rencontre de Cran Gevrier. Pas plus qu'elle n'avait raté
la journée de Lyon !
Pourquoi les Compagnons ? La question est revenue, souvent…
A la maison, si les siens
étaient fans de Bécaud, c’est le film : Si tous les gars du monde et un intérêt décuplé pour les chanteurs qui interprétaient le générique du film qui aura amenée Mireille aux
Compagnons de la Chanson. Ils n’avaient pas chez eux à l’époque de télé ni
de tourne-disques, seulement une radio qui leur permettait d’écouter des émissions comme Musicorama sur Europe 1, la toute nouvelle station. Il a donc fallu attendre 1958 et qu’un
Teppaz entre à la maison pour qu'elle achète un premier disque. Ce fut : Le marchand de bonheur et verte campagne. D’autres ont bien entendu
suivi.
En 1962, alors qu'elle avait commencé à travailler, elle put enfin se payer une
place à Bobino où elle eut la surprise de constater que les Compagnons couvraient les deux parties du spectacle alors qu'elle s’était attendue à ce qu’il y ait également d’autres artistes.
Alors qu'elle avait eu peur de la longueur du spectacle et d'envisager partir à l’entracte, elle y retournera trois fois pour voir le spectacle dans son intégralité. Un véritable coup
de foudre ! Elle n'est pas la première à dire qu'il fallait avoir vu les Compagnons sur scène
avec leurs sketches pour apprécier toute la différence qu’il pouvait y avoir avec un microsillon !
Après un autographe cueilli en coulisses, elle découvrira des êtres charmants, simples et disponibles qui avaient, pour chacun, un mot gentil. Son intérêt pour eux s’accroîtra sans qu'elle se doute à Bobino en 1968 que cette passion l’emmenera... jusqu’en
1985 et à plusieurs de leurs spectacles avec parfois quelques autres admirateurs rencontrés ça et là ! Repérés par les Compagnons, ceux-ci multiplieront les gentillesses à son égard. Fred leur serrera la main et, à l’issue d’un spectacle, René leur proposera un jour de
les raccompagner sur Paris en voiture ! Un véritable rêve ! Les connaissant mieux, il lui
arrivera progressivement d'assister parfois à certaines de leurs répétitions d’avant spectacle et d'avoir la possibilité d'obtenir d'eux programmes et disques.
C'est en assistant à une représentation en novembre 1969 qu'elle s'apercevra que Guy Bourguignon était
absent. Ils apprendront quelques jours plus tard la gravité de son état puis le drame… et sa disparition ! En 1972, départ de Jean Broussolle ! Elle lui en voudra quelque temps car trois ans après le décès de Guy… partir comme ça ! Comme beaucoup d'autres, elle avait
craint le départ de ce pilier et vu d’un mauvais œil l’arrivée de Gaston avant… de pleinement apprécier par la suite ses qualités de musicien et sa gentillesse.
Durant quinze ans et jusqu’à leurs adieux, elle partagera leurs joies et leurs peines conservant en mémoire et
dans ses cahiers et ses répertoires des souvenirs de toute sorte. Parfois emplis de tristesse à l'annonce d'une disparition. Celle de la femme de Jean-Louis ou le décès de Jean Broussolle.
Parfois comme au Casino de La Baule où lors d’une représentation le public attendra trois chansons pour se dérider. Elle pense qu’ils faisaient un peu partie de sa famille et c’était
toujours avec plaisir qu'elle les a retrouvé plus de vingt ans et qu'elle en retrouvera deux à Cran Gevrier. Nous avions fini par nous serrer la main, nous embrasser, nous a-t-elle
dit, et je connaissais leurs femmes et leurs enfants au point qu’au Pavillon Balthard à Nogent sur Marne, lors de la der des der, elle ne pourra retenir ses larmes à l’idée de les voir
une dernière fois entrer sur scène. Dans cette passion des Compagnons, c’est avant toute chose leur
respect pour le public, leur simplicité et leur talent qui l’auront séduite. Elle pense qu'ils ont écrit une grande page de l’histoire de la Chanson
Française !
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