Dimanche 16 novembre 2008
Hubert (Photo ci-contre de Robin GERDENZ) était l'historiographe des COMPAGNONS DE LA CHANSON croquant leurs réalisations sur un carnet de bord. Un carnet dont il s'était servi
en 1989 pour rédiger le fameux : Nous, les Compagnons de la Chanson publié chez AUBIER et ARCHIMBAUD qu'il brûlait de préparer avec la collaboration de son ami Jean BROUSSOLLE. Le
décès de ce dernier survenu peu avant que les Compagnons ne mettent un terme à leur carrière l'en aura empêché et il a dû s'atteler à ce travail privé du soutien de l'un de ceux qu'il estimait le
plus chez les Compagnons.
Si vous ne vous êtes pas encore procuré cet ouvrage, faites-le donc avant qu'il ne soit trop tard ! Un espace marchand existe à présent sur ce site et vous permet de le faire. D'autant que nous
avons appris que les stocks détenus par la FNAC étaient épuisés !
Nous avons souvent évoqué ici et notamment dans l'article dont le lien suit (http://www.compagnonsdelachanson.com/article-16462825.html) ce qui caractérisait
ce document écrit avec émotion par l'un de ceux qui aura contribué à jeter avec quelques autres les bases même de la fondation des COMPAGNONS DE LA CHANSON et tout porte à croire que ce livre
précieux ne sera pas réédité. Et donc !...
Hubert avait rejoint l'équipe de Louis LIEBARD en septembre 1942, le jour de ses dix-neuf ans. L'article paru dans France-Soir nous rappelle ce triste jour de mars 1995 par lequel nous apprenions
sa disparition et celle de l'un de nos Compagnons préférés que notre lien avec Mimi, son épouse, nous permet d'évoquer de temps à autre.
par M. Testaux, L. Petriac
publié dans :
Biographie, aspects
9
recommander
La famille MELLA comme la famille PLATINI, ou comme bien d'autres encore, nous est venu d'Italie, au-delà des
Alpes, apportant à notre pays footballeurs de génie et... pour ce qui nous concerne directement ici, une grande génération d'artistes de music-hall avec Fred et René MELLA.
Les deux frères, le second derrière le fils aîné Jean et le cadet, on ne les présente plus tant leur réussite au sein des COMPAGNONS DE LA CHANSON leur a valu à l'un comme à l'autre de
porter haut la fierté de cette famille humble et droite de Valle San Nicolao du Piémont qui était venue chercher dans notre pays, en Ardèche, de quoi subvenir à ses besoins.
L'article paru ci-dessous dans un média des années soixante-dix donne d'ailleurs une singulière idée de ce qui rattachait les uns et les autres. Dans son livre (Cf. mes maîtres
enchanteurs) Fred revient sur son enfance et cette ambiance familiale qui a bordé les premières années des jeunes MELLA alors que notre pays s'apprêtait à entrer en guerre. Toute
la famille et les grands parents étaient déjà imprégnés de chanson et même de bel canto et il était donc acquis que deux des trois fils MELLA verseraient un jour ou l'autre dans la
chanson.
Pour vous permettre une plus grand confort de lecture, nous avons réalisé un document PDF que vous pourrez consulter en cliquant sur le lien ci-après. Ceux d'entre vous qui souhaiteraient se
procurer cet article en format JPEG pourront également nous le demander.
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/58/97/52/Les-Mella-chez-papa-et-maman.pdf
par P. Fesquet, L. Petriac
publié dans :
Biographie, aspects
5
recommander
Comme on a souvent pu
le voir au hasard d'un article de presse qui leur était consacré : Ni copains, ni frères mais... complices ! Effectivement, c'est la meilleure définition que l'on peut faire des COMPAGNONS
DE LA CHANSON et de l'ensemble qu'ils formaient ! Mais avouons que ce mode opératoire des Compagnons est tout de même bien curieux !
Dans un récent article consacré à l'interview donné par Jo FRACHON à un média (http://www.compagnonsdelachanson.com/article-22173093.html) le plus grand des Compagnons le soulignait : jamais les Compagnons de la Chanson ne se serraient la main ni
ne se disaient bonjour ou au-revoir ! Quant aux anniversaires ou aux fêtes... ! Quelqu'un a dit que la seule façon de vivre longtemps ensemble,
c'est de rester séparés. Jamais ensemble à se déplacer pour être sûrs d'arriver, ponctuels, aux rendez-vous ! Une recette qui a toujours été mise en pratique par les COMPAGNONS ! On a
dit que Guy BOURGUIGNON, disparu en déc. 1969 avait coutume de dire à propos de leur ensemble : "Les COMPAGNONS, si je ne devais pas les voir demain matin, je serais ravi... Demain soir, je
serais désespéré. Des propos qu'Hubert LANCELOT a attribués à Jean-Louis JAUBERT dans son : Nous, les Compagnons de la Chanson.
GASTON, qui n'avait jamais pu s'habituer à ces pratiques a été la seule exception des participants successifs à ne pouvoir observer cette règle. Jamais non plus, en quarante ans, les
COMPAGNONS ne se sont souhaité la bonne année ou une fête, ou même un anniversaire. Ou fait le moindre cadeau. Et c'est vraiment là le secret des Compagnons car à ce rythme de
disputes, de désinvolture, de démissions fracassantes, le groupe aurait dû voler en éclats au bout de quelques mois. Or, il a duré plus de quarante ans pour certains comme Jean-Louis
JAUBERT, Hubert LANCELOT et Fred MELLA !
Quand nous nous disputions, c'était toujours pour une raison professionnelle, disait GASTON. C'était à celui qui parlait le plus fort. Une fois, mon épouse avait assisté à
l'une de ces discussions particulièrement animées. En rentrant, elle avait avalé un cachet d'aspirine et m'avait dit d'un air navré : c'est fini ! Maintenant, après ce que vous vous êtes dit,
vous êtes fachés à mort ! Mais, le lendamein, tout était oublié. Plus personne ne se siouvenait de l'empoignade de la veille !
Cela n'empêchait pas
les bons sentiments et lorsque l'un des piliers de la formation de base a disparu : Guy BOURGUIGNON, Jean-Louis JAUBERT, son premier complice au sein de la structure JEUNESSE et MONTAGNE
(http://www.compagnonsdelachanson.com/article-17659956.html) a conservé affectueusement la pipe de son ami "Dents de lapin". Ebranlé à l'idée d'avoir
perdu à jamais un ami, un frère qu'il côtoyait depuis plus de vingt-cinq ans, ce geste montre à lui seul quel état d'âme était celui de ces Compagnons !
Troubadours des temps modernes, disciples irréprochables de leur art, en fait chez eux on s'était habitué à faire foin de toutes les prévenances ! Plus fort que tout, il y avait entre eux un état
d'esprit et point n'était besoin d'y revenir éternellement en se rassurant par des gestes amicaux !
par L. Petriac
publié dans :
Biographie, aspects
1
recommander
Commentaires