Les marchands de bonheur

Comment oublier ce qu'on a vécu si jeune ? Roger MANSUY (ci-contre), lui, il n'a pas oublié. Ni ses COMPAGNONS DE LA MUSIQUE comme il les appelle, ni l'ambiance qui prévalait alors au moment même où l'occupant nazi était bouté hors de nos frontières. Il y avait, dit-il dans sa postface de l'ouvrage de Jean-Jacques BLANC un peuple allemand venu les écouter et qui les avait chaleureusement applaudis. Même lorsqu'ils avaient tous chanté le Chant des Partisans à Fribourg et que tous ensemble, ils avaient observé une minute de silence en mémoire des disparus des deux camps. Vous êtes les COMPAGNONS de l'ESPERANCE leur avait dit une Allemande. Roger MANSUY imaginait déjà que Français et Allemands pourraient un jour "pétrir ensemble un ciment pour la paix". Non, Roger n'a pas oublié. A lire la lettre qu'il vient d'adresser à sa fille Anne, il ne fait aucun doute que la manifestation du 25.10 est attendue impatiemment par certains de ceux qui attendaient depuis très longtemps qu'on parle enfin des COMPAGNONS DE LA MUSIQUE. A coup sûr, il en fait partie et il a même préparé pour l'occasion une superbe déclinaison de poèmes que vous trouverez ci-dessous. Il est vrai, nous précise Anne, que son père a toujours été un homme de scène, et que, malgré ses 87 ans, sa mémoire est toujours là ! Pour anecdote, lors du mariage de son petit-fils l'année dernière, il a conté "Le curé de Cucugnan" pendant 15 minutes, sans erreur et en tenant tout son auditoire en haleine.

" Bien entendu, dit Roger, ce sera pour moi un grand plaisir d'y participer et de rencontrer deux ou trois anciens des Compagnons de la Musique dont Marc Herrand qui m'a envoyé son ouvrage remarquable, co-écrit avec son épouse.
Oui, c'est vraiment une perspective magnifique et je te remercie grandement par avance de m'emmener à Annecy.
Et comme je ne peux, ni ne veux, être un témoin "passif" et qu'il n'existe plus beaucoup de témoins directs de ces années difficiles de "l'occupation", j'ai l'intention de participer modestement en offrant quelques textes poétiques, pendant 12 à 13 minutes pas plus en hommage aux Compagnons de la Musique. Je ferai demander d'ailleurs que chaque texte offert ne soit pas applaudi, je les enchaînerai dans le silence; ce qui aide à la concentration aussi bien pour moi que pour les auditeurs. Applaudissements simplement après le dernier texte de J. Brel "Quand on a que l'amour". Lors de certains concerts "compagnons" un acteur du théâtre Heberlot de Paris (Jean Beranger) offrait des textes poétiques très en harmonie avec notre programme de chansons, ça plaisait bien à toute la troupe !

 

 

 

 

Dim 21 sep 2008 1 commentaire
Voilà une fleur d'apparence modeste,mais qui a pris le temps de s'épanouir et qui ne se flétrit pas
Je savais qu'il existait un procédé de réfrigération qui permettait,ad vitam aeternam,de conserver la fraîcheur des fleurs mais je crois que la passion a le même effet
gibi72 - le 22/09/2008 à 00h49