Les marchands de bonheur
Comme le dit si joliment Marc HERRAND dans LA ROUTE ENCHANTEE qu'il a écrit à quatre mains avec son épouse Yvette et que vous pourrez vous procurer dans l'espace situé à votre gauche, il y eut d'abord quelques étincelles annonciatrices dans son ciel Taureau, sous le signe de Vénus... Il se plaisait à imaginer que l'élue de son coeur puisse porter un collier de perles autour de son cou qui avaient, chacune, leur propre nom : beauté, gentillesse, douceur, sensualité, passion, compassion, intelligence... et quelle seraient leurs prochaines retrouvailles. Au gré de leurs tournées respectives. Facile donc d'imaginer le tourment auquel était confronté ce jeune homme de 27 ans qui n'aspirait plus qu'à se jeter dans les bras de l'être aimé et qui vivait de plus en plus mal le fait d'être continuellement séparé d'Yvette... Envisager de continuer leur carrière chacun de leur côté n'était-il pas le plus sûr moyen d'arriver à l'échec d'une rencontre qui était autant porteuse d'espoir ?
C'est au début du Printemps 1952, aux Etats Unis, après qu'il ait trouvé l'occasion de dire à ses partenaires quel était son dilemme que Marc HERRAND (photographié ci-dessus par LIFE) mettra un terme à ses premières années COMPAGNONS de la CHANSON. Celles qui lui avaient valu six ans auparavant d'être le premier directeur musical de l'ensemble et d'apporter tout son talent d'arrangeur dans la mise au point de morceaux d'anthologie restés célèbres. Dont le fameux Les trois cloches qu'ils chanteront tous les neuf avec Edith. Des mois difficiles car le succès américain promis aux jeunes COMPAGNONS (croqués ci-dessous par LIFE lors de leur nouvelle tournée du début 1952) ne se dément plus depuis l'automne 1947 et ils vont devoir trouver celui qui aura la lourde tache de remplacer un homme difficile à remplacer.
Ce sera Jean BROUSSOLLE !
Les COMPAGNONS DE LA CHANSON mettront quelque temps à encaisser ce départ qualifié par Hubert de coup de poignard dans le dos avant que la raison ne finisse par reprendre le dessus et que tout le monde ne garde qu'un seul souvenir : celui d'un Marc auxquels les COMPAGNONS doivent quelques jolies choses qui immortaliseront cette première époque vécue par un ensemble résolu à se tourner vers la chanson populaire de qualité.
Quand je suis devenu un admirateur à vie des Compagnons,Marc était déjà parti suivre une autre route.Je le connaissais surtout comme arrangeur de la plus célèbre chanson du groupe"les trois cloches",je me rends compte aujourd'hui bien que n'ayant aucune culture musicale la qualité de son travail à travers les vidéos que l'on peut voir par exemple sur le site de C.Verrier.En quittant le groupe en 1952,il prenait un gros risque mais il a réussi cette gageure de traverser la vie "à quatre mains"et d'avoir une vie extraordinaire faite de voyages et de rencontres.Il a même été gentleman-farmer!.J'ai apprécié comme beaucoup d'autres la gentillesse et la simplicité de ce couple en décembre 2006 à Lyon.Bravo et merci Mr Marc Herrand.
pour moi également,j'ai connu les Compagnons avec Jean Broussolle et Jean-Pierre Calvet.
C'est quand je me suis mise à acheter les 33t des chansons d'avant (que je connaissais pour avoir été bercée avec car "Les 3 cloches","Margoton", "Perrine", "L'ours"...étaient dans ma mémoire) que j'ai lu: arrangements Marc Herrand et j'ai compris qu'il avait joué un rôle important chez les Compagnons
La lecture de sa Route Enchantée et la rencontre de Lyon a été un" enchantement"